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Le Kuhistan ou le Khorassan kurde


Dans son Siyaset-nameh, le grand vizir Abû Hasan Alî Nizam al-Mulk raconte la révolte de Yaqoub ibn Leïs dans le Sistan, après qu'il eut embrassé la foi ismaélienne. Lors de sa marche sur Bagdad, le calife, de bonne composition, lui envoie un mot, disant : "Tu n'as rien à faire à Bagdad ; il est préférable que tu aies la garde du Kouhistan, de l'Iraq et du Khorassan et que tu administres ces provinces, afin de ne point susciter des embarras."

En note à "Kouhistan", Charles Schefer reproduit l'entrée du Dictionnaire géographique de la Perse, de Barbier de Meynard, p. 466 :

"Le pays on donne ordinairement ce nom est celui qui commence aux frontières d'Hérat et s'étend au milieu des montagnes jusque dans le voisinage de Nehawend, d'Hamadan et de Beroudjird. Toute cette chaîne est appelée Qouhistan et elle est comprise entre la province d'Hérat et celle de Nichapour... Le Qouhistan n'est pas peuplée comme le reste du Khorassan. Entre ces principales villes s'étendent de vastes territoires peuplés par les Kurdes et autres nomades qui y font paître des troupeaux de chameaux et de moutons. On n'y trouve pas un seul fleuve et l'eau n'est fournie à cette province que par des canaux et des puits."

Nizam al-Muk, Traité de gouvernement, chap. III : "le souverain doit tenir audience pour écouter les victimes de l'injustice. Il doit être équitable et se conformer aux bonnes coutumes."

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