Entre Imralı et Erbil se débat l'avenir du PKK
Le 30 décembre dernier, le gouvernement turc annonçait son intention d’entreprendre des pourparlers avec le leader du PKK, Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 1999. Son but : obtenir que la guerilla du PKK dépose les armes et mettre un terme à une guerre qui dure depuis bientôt 30 ans. Ce n’est pas la première fois que des tentatives politiques de régler le conflit ont été amorcées mais jusqu’ici, elles n’ont jamais tenu la distance sur le terrain : les cessez-le-feu unilatéraux fréquemment reconduits par le PKK depuis la capture d’Öcalan n’ont jamais été pris en considération par l’armée turque qui poursuivait ses opérations, ou bien les négociations secrètes entre Ankara et le PKK comme à Oslo, en 2011, échouaient en raison de fuites dans la presse, et laissaient place à une répression judiciaire de grande ampleur contre les membres du KCK et/ou du parti BDP. Mais cette fois, un des principaux conseillers du Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdoğan, Yalçin Akdoğan, a assuré...