Pourquoi la retraite au combat n'était pas infamante chez les Kurdes
Parlant des incessantes batailles entre tribus kurdes, Mollâ Mahmud explique que la retraite devant un ennemi plus fort en nombre était courante chez les Kurdes, qui laissaient même leur famille aux mains de l'adversaire : Il y a un autre usage dans les combats entre les familles : si les Kurdes voient que l’ennemi est trop nombreux, et qu’eux-mêmes sont en petit nombre, tous montent en selle, quittent leur demeure et gagnent les montagnes escarpées. Une fois qu’ils sont loin et que leurs familles sont aux mains de l’ennemi, ils réfléchissent, fourbissent leurs armes et leur équipement, se concertent et s’exhortent à ne pas fuir. L’un d’eux dit: «Ah! mon fils Maho est resté aux mains de l’ennemi ! » et un autre dit : « Oh ! ma fille Aïchê est restée aux mains de l’ennemi ! » et ainsi, ils surenchérissent et se raffermissent mutuelle- ment. Dans le même temps, l’ennemi est occupé à piller et à s’emparer des biens. Alors, s’ils sont assez nombreux, les chefs de ces...