À la mi-octobre, les USA ont multiplié les frappes aériennes autour de Kobanî (plus de 30 en une semaine), en coopération avec les YPG, ces derniers indiquant aux pilotes la localisation des combattants de l’État islamique, comme le confirmait à Reuters leur porte-parole, Polat Can, qui indiquait que l’efficacité nouvelle de ces frappes, en raison des renseignements fournis par les Kurdes, se traduisait sur le terrain par un recul des djihadistes, mais que ce retrait n’était que temporaire, l'ennemi revenant toujours à l’assaut. Ces contacts entre Washington et le PYD ont été confirmés par le Département d’État, qui a fait part d’une rencontre s’étant déroulée à Paris, le 12 octobre, entre Salih Muslim, le président du PYD, et Daniel Rubinstein, représentant le Département d’État pour la Syrie. Un porte-parole du PYD a révélé que des entretiens secrets avec les États-Unis avaient lieu depuis 2 ans, et que la seule raison pour garder le silence là-dessus avait été,...