DIYARBAKIR : LA LUTTE DES MAIRES POUR L’USAGE ADMINISTRATIF DU KURDE
En reportage à Diyarbakir, la radio Voice of America est revenue sur la lutte de l’ancien maire de Sur, Abdullah Demirtas, qui avait voulu introduire la langue kurde dans les services proposés par la municipalité. La publication de brochures d’informations en kurde lui avait valu d’être accusé de « nuisances au public en abusant de sa position » (article 257) et de l’usage illégal de « lettres anti-turques », c’est-à-dire non comprises dans l’alphabet turc, en vertu de l’article 222 (décrété à l’origine pour abroger l’alphabet ottoman). Ayant échappé à l’emprisonnement, Abudallah Demirtas n’en a pas moins été démis de ses fonctions, malgré le soutien de ses électeurs, en majorité kurdophones. Depuis 1991, l’usage du kurde, auparavant interdit, a été officiellement autorisé, surtout en privé, et dans les publications non-officielles, mais fait encore face à de nombreuses restrictions, en qui concerne l’enseignement, les media, l’usage public et administratif. ...