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Affichage des articles associés au libellé Juifs

Shlomo le Kurde

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Shlomo le Kurde « Voilà ma belle histoire : les mille et une nuits d’Iran. Je voudrais tant retourner dans la capitale de Haroun Al-Rachid. Je me souviens encore de comment on m’a chassé de Bagdad contre mon gré, avec les autres juifs iraniens. »   Shlomo le Kurde était écrit en lettres d’or au-dessus de la porte de son échoppe, au marché de Bagdad. Il s’appelle Shlomo Kattani le Kurde, on le nomme aussi Abou Salman. Il parle araméen, kurde, persan, russe, il se débrouille en arabe, en hindi et même en anglais, et il lit l’hébreu biblique. Car Shlomo est juif, kurde et commerçant. De 1914 à 1985, balloté par l’Histoire entre Sablakh-Mahabad, Téhéran, Bagdad, Istanbul, Bombay et Ramat Gan, il connaît la gloire, la réussite, puis la chute, traversant un siècle dont il est le nouveau Sindbad.   Shlomo le Kurde, c’est aussi une sublime histoire d’amour liant Shlomo à ses deux femmes, Esmer et Esther ; c’est une incroyable épopée, entre l’Orient et l’Europe, où se...

Religious Minorities in Kurdistan : Beyond the Mainstream

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Beyond the Mainstream, edited by Khanna Omarkhali, represents an account of the various religious milieus flourishing beyond the Islamic mainstream in all parts of Kurdistan. The miscellany describes how the religious minority groups operate within the Kurdish regions, which themselves have been subject to numerous conflicts and social as well as political transformations at the turn of the 21st century. This volume emphasizes recent developments affecting these communities, in particular their social and religious lives. Six chapters are dedicated to the Ahl-e Haqq (Yarisan/ Kaka’is), Yezidis, Alevis, the Haqqa and Khaksar Sufi traditions, the Shabaks, as well as to the Jewish and Christian communities in Kurdistan. The anthology includes three indices and a glossary of religious terms appearing in the volume. Religious Minorities in Kurdistan: Beyond the Mainstream

Bei den Kurdischen Juden : une expédition en 1933 chez les juifs de Sandor

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Le journal juif de langue allemand, Jüdische Rundschau , était un hebdomadaire qui parut de 1902 en 1938 (date de son interdiction en Allemagne). C'était l'organe de presse de la Fédération sioniste d'Allemagne. En 1935 ( Nr 56. 12. VII. 1935 ) parut le compte-rendu d'une expédition organisée par l'université hébraïque de Jérusalem, qui partit en 1933, en Irak et au Kurdistan. Cette expédition avait reçu l'ordre de mission du gouvernement irakien d'étudier la situation des forêts au Kurdistan d'Irak afin que sur la base de cette enquête soit mise en place une loi forestière, qui n'existait pas alors. Le voyage se fit en voiture de Jérusalem via Amman, en traversant le désert arabo-syrien jusqu'à Bagdad, et de là vers Kirkuk. De Kirkuk, le voyage se fit en voiture ou à cheval à travers tout le Kurdistan. Après six semaines, commença le voyage de retour vers Bagdad et Damas. L'un des membres de cette expédition, le Dr Walter Schwarz...

Maisons juives et synagogues d'Amadiyya.

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L'ethnologue Erich Brauer a dans son livre The Jews of Kurdistan (publié à titre posthume car il est mort en 1942, encore jeune, à 47 ans), restitué un tableau très riche et très complet de la vie quotidienne des juifs du Kurdistan entre les deux guerres mondiales. Il avait écrit, auparavant, une monographie sur les juifs du Yémen et il expose le contraste entre la vie des deux communautés (il apparaît que les juifs kurdes ne vivaient pas dans la même crainte qu'au Yémen). Brauer enquêta auprès de juifs de Zakho, de Sine, d'Erbil, etc., mais Amadiyya fut une des villes qu'il a le mieux détaillées, où il ne s'est pourtant jamais rendu, tout son travail se fondant sur les informations, les souvenirs et les récits collectés auprès des premiers migrants du Kurdistan en Palestine sous mandat britannique. Nombre de chapitres sur l'alimentation, le vêtement, l'activité économique, la vie familiale montrent peu de différences avec les Kurdes musulmans ...

Deux contes juifs d'Amadiyya

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Deux tombes, celles que les juifs disaient être de Hazan David et de Hazan Yosef se voyaient encore dans les années 1930. C’était une ziyaret juive très célèbre attenante à la synagogue Navi Yehezqel.  Conte de Hazan Yosef et Hazan David :   Deux frères, Yosef et David, voyageaient comme derviches (il y avait des derviches juifs, qui allaient de ziyaret en ziyaret) et vinrent un  jour à Amadiyya.  Voyant la beauté de l’endroit, ils demandèrent au pacha la permission de s’y installer. Quand le pacha leur demanda à quelle tribu ils appartenaient, ils répondirent : « Nous sommes de la tribu de B’ne Israël. »   Mais le pacha était un ennemi des juifs et répondit : « Je n’ai pas de place pour vous ici. »  Alors les frères repartirent pour Bebade. Mais en chemin, ils usèrent de leurs pouvoirs magiques pour jeter un sort au pacha, de sorte que ce dernier tomba malade.  Dans sa détresse, le pacha envoya alors des cavaliers rattraper les f...

Amêdî en 1850

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Percy George Badger (1815-1888), missionnaire anglican et orientaliste, versé particulièrement dans l’étude des églises d’Orient. Il fut ainsi nommé par l’archevêque de Cantorbery comme mandataire auprès des églises de Mésopotamie et du Kurdistan.  Son livre est en 2 volumes, le second est une étude poussée et descriptive des rituels et de la liturgie nestorienne. Mais le premier narre ses expéditions de reconnaissance pour voir où en est, démographiquement et économiquement, la communauté nestorienne. Autant le dire : il ne semble guère apprécié l’entreprise de conversion des Nestoriens à l’église chaldéenne dont parlait Layard 4 ans plus tôt en 1846 . Normal, il est Anglican et en tant que missionnaire, il doit peu aimer que Rome prenne la main. De plus, en tant qu’Anglais, il y voit aussi l’entreprise des Français…  En 1850, c’est Mar Yousef qui est patriarche chaldéen de Mossoul qui est aussi évêque du siège épiscopal d’Amadiyya. À cette époque, Amedia ...

L'histoire d'Amêdî vue par ses juifs

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En 2004, Mordechai Zaken soutenait sa thèse Jewish Subjects and Their Tribal Chieftains in Kurdistan , un ouvrage essentiel sur l'histoire des juifs du Kurdistan, par le biais du système de relations et de dépendance entre les rayas et leurs aghas kurdes, et ce jusqu'à leur départ, en 1951-52. Collectant un grand nombre de témoignages oraux parmi ces juifs ayant émigré en Israël, ces récits et souvenirs irremplaçables retracent une autre histoire de Zakho, Duhok, Amadiyya, Akra, Sulaymanieh, venant compléter celles des musulmans, des yézidis et des chrétiens. Si Zakho, à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle était surnommée la "Jérusalem du Kurdistan", il n'en avait pas toujours été ainsi et nous avons vu, avec les histoires de David Alroy et d'Arsenath Barzani , qu'Amadiyya a été longtemps la place principale des élites juives du Behdinan. Citant les voyageurs Rich (1820) et David D'Beth Hillel (1826), Mordechai Zalen confirm...

Supplique d'Arsenath Barzani d'Amadiyya

Asenath Barzani d’Amadiyya était la fille d’un rabbin célèbre dans tout le Kurdistan juif et au-delà, pour sa science de la Torah, du Talmud, de la Kabbale et des lois.   Le rabbi Samuel Ben Nathanaël Halevi Barzani (1560?–1625/1635?) très versé dans les sciences mystiques et la Kabbale, avait voyagé dans plusieurs villes du Kurdistan et avait fondé à Mossoul une yeshiva (une école de sciences rabbiniques, l’équivalent des madrassas musulmanes) dont les élèves étaient venus de tout le Kurdistan, mais aussi d’Égypte et de Syrie-Palestine. Il disait qu’une ville sans école religieuse était comme une ville sans Dieu.   Ce saint homme fou de savoir et d’éducation eut à cœur d’instruire aussi sa fille, Asenath (Ou Arsenath), son enfant unique. Il la dispensa des travaux ménagers et domestiques dont étaient chargées les femmes, au détriment de leur éducation, afin qu’elle eût tout le temps de se consacrer à l’étude et à la mémorisation des textes juifs.   ...