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Affichage des articles associés au libellé Zoologie

Peut-on sauver le lac d'Urmia ?

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Alors que depuis plusieurs années, scientifiques et écologistes tirent la sonnette d’alarme au sujet de l’assèchement dramatique du lac d’Urmia , situé en Iran, à cheval sur les provinces du Kurdistan et d’Azerbaïdjan occidental, la situation, déjà préoccupante en 2010 alors que 60% de son eau s’était tarie, ne n’est pas améliorée en quatre ans. En 1995, la surface du lac était de 6100 km2, pour seulement 2 366 en août 2011. Selon Hassan Abbasnejad, le directeur général de la protection environnementale de la province d’Azerbaïdjan occidental, 85% de la surface du lac a été asséchée, et de son étendue originale il ne reste donc plus que 6%, au sud. En 1971, le lac avait pourtant été déclaré « zone humide d’importance internationale » par la convention de Ramsar et réserve pour la biosphère par l’UNESCO en 1976. Le lac d'Urmia abrite en effet 212 espèces d’oiseaux et c’est un abri essentiel pour nombre de migrateurs, avec ses 102 îles, niches naturelles pour de n...

La connaissance des corps est indissolublement physicienne et métaphysicienne

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Pour Sohravardî, décrire les corps célestes, comprendre la physiologie des organismes humains ou animaux, décider de ce qu'est un minéral, ou quelle est la place du palmier ou du corail dans l'échelle des êtres, ce n'est pas seulement analyser l'univers matériel, c'est pratiquer, à une étape déterminée de son développement, le dévoilement spirituel. La connaissance des corps est indissolublement physicienne et métaphysicienne. Voilà pourquoi la physique elle-même est un "exercice spirituel" ; sa vérité n'est pas d'abord à rechercher dans la vérification empirique de ses jugements, mais dans l'intensité de la révélation de la nature des corps et des effets qu'ils produisent. Dans son Introduction  à la Sagesse orientale , Christian Jambet précise, par ailleurs, qu'"il n'y a pas de physique sohravardienne du tout dans la mesure où les corps n'ont pas d'effet par eux-mêmes." Mais cette façon que l'on avait...

"Ce qu’ils voulaient, en haut lieu, c’était un âne à deux pattes"

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Nous avions déjà évoqué ici l'histoire du parti de l'Âne, créé dans les années 1940 à Suleïmanieh, à l'occasion de la parution de l'article de Mirella Galletti, L'Âne dans la culture kurde . Ce parti a été refondé en 2005 et a, hier, inauguré en grande pompe et cérémonie la statue de son leader politique et spirituel, comme le rapporte le Telegraph , via l'AFP, œuvre qui est celle du sculpteur kurde Zerak Mira.  C'est dans la ville de Suleïmanieh, berceau historique et politique de ce parti, rue Nalî (du nom du grand poète kurde, lui-même auteur d'un poème sur les ânes), qu'a été dévoilée la statue, en présence d'artistes et d'intellectuels. Le Secrétaire général du Parti des Ânes, Omar Kalol, a exprimé son espoir que cette statue encouragerait les peuples du Kurdistan à mieux traiter les animaux en général, et les ânes en particulier : "La statue de cet âne veut dire plusieurs choses : L'âne a joué un rôle éminen...

Le lac d'Urmia en voie de disparaître

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Le lac d'Urmia est en étendue le second lac salé au monde (après celui de Salt Lake City aux USA), avec une surface d'environ 464 mille hectares et une contenance de 37 milliards de cubes d'eau. Il est long de 135 km, avec une largeur qui varie de 18 à 55 km. Sa profondeur maximale initiale, avant 1995, était de 16 ou 12 m. Il possède aussi 102 îles, niches naturelles pour de nombreuses espèces animales, sédentaires ou migratrices. Le lac en 1984 Or ce lac salé (à cheval sur Kurdistan et l'Azerbaydjan d'Iran)  s'est déjà tari à 60% et les experts estiment que si rien ne change, on peut envisager sa disparition dans les trois ans à venir, voir moins, selon les rapports alarmants de l'Agence d'Urmia pour la protection environnementale. Déjà le taux de salinité est un danger pour la santé de la population vivant sur ses rives et bien évidemment pour la faune. Grands responsables : les barrages de plus en plus nombreux sur les cours d'eaux alime...

Parution : L'âne dans la culture et la société kurdes

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Il n'y a pas que les Cash à avoir introduit (et dans leur cas, bien funestement pour les vrais 'bourricots') le terme d'âne dans les cercles politiques kurdes. Dans un article paru le mois dernier, pubié dans le 87ème numéro de la revue Ethnozzotechnie, Mirella Galletti fait un panorama de tout ce que représente mon animal kurde préféré : "L'âne dans la culture et la société kurdes - passé et présent". J'y ai appris, avec ébahissement – et enchantement – qu'il y eut, dans les années 1940, un "Parti des Ânes" à Suleïmanié, qui n'avait rien à voir avec les futurs collaborateurs de 1966 et d'après : "Entre 1940 et 1946, le gouvernement irakien décida d'autoriser la formation d'organisations syndicales dans tous les secteurs du travail en Irak. Les commerçants de la ville de Suleimanie, connus pour leur sens de l'humour et leur ironie, demandèrent à Kak Osman d'organiser un syndicat et d'en prendre la ...

Les Kurdes et la Grande Peste

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En ces temps d'épidémie, un petit flash back pour se remettre dans l'ambiance... Les horreurs de la Peste noire qui tua sans doute un tiers de la population au Moyen-Orient et un tiers de l'Europe. Apparue en 1347 en Égypte, la France la vit passer entre 1351-1355, l'Angleterre dans les années 1360. On voit que la maladie a eu le temps de tourner. D'Asie centrale, de l'Iran, du Kurdistan, il semble que ce soit les campements mongols et les soldats qui n'aient pas qu'un peu aidé à sa propagation. L'Empire mongol était une des premières tentatives de mondialisation des échanges et du pouvoir. On en a vu vite les effets nocifs... 
 « C’est alors qu’éclata une épidémie de peste comme on n’en avait encore jamais vu depuis l’Islam. Elle s’introduisit en Égypte à la fin de la saison où les prairies verdissent, donc pendant l’automne au cours de l’année 748 (1347). Elle s’infiltra dans l’ensemble du pays dès le début de Muharram 749 (avril 1348) et atteign...

Kâmil al-Macht'ûb et son cheval

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Al-Qazwinî, Les Merveilles de la Création , in "Chevaux et cavaliers arabes" IMA. Nous avons vu dans un poste précédent que la vaillance de Kâmil al-Mashtub désespéra Hasanûn le Svelte et fut cause indirecte de sa mort. Il semble ici que la monture était à l'image du cavalier : "Pour parler des chevaux, je dirai qu'il en va d'eux comme des hommes : il en est d'endurants et d'autres qui défaillent. Un exemple à propos des premiers : il y avait, dans notre armée, un KUrde nommé Kâmil al-Macht-ûb, un homme de bien, pétri de vaillance et de religion - Dieu le prenne en pitié ! Il avait un pur-sang noir, massif comme un chameau. Un jour qu'il se mesurait avec un cavalier franc, celui-ci frappa le cheval d'un coup de lance à l'endroit du collier. La bête ploya le cou sous la violence du choc et la lance sortit de la racine de l'encolure pour frapper Kâmil al-Macht'ûb à la cuisse et ressortir ensuite de l'autre côté. Mais le cheval s...

Une nouvelle espèce de varan kurde ?

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ça a une allure de varan, la taille d'un varan, 4 m de long et 50 cm de hauteur des pattes avant à la tête, selon les estimations d'un responsable d'une organisation de déminage dans la région d'Akre (province de Duhok). Jamais un tel spécimen n'a été observé au Kurdistan ou en Irak, comme le confirme à la radio Sawa le directeur du département de zoologie de l'université de Duhok. Conclusion : soit des GI australiens en vacances au Kurdistan ont laissé échapper leur mascotte, soit les gaz neurotoxiques dont Saddam parsema abondamment la région à la fin des années 80 ont des effets inattendus sur la faune reptilienne. (source radio Sawa et PUK media).

Le livre des subtilités des créatures divines

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"Lorsque le lion s'unit à la lionne, il oublie sa nature et sa force animale, si bien qu'il pratique une union d'allure honnête." "La souris est chaude et a des moeurs diaboliques car elle se sauve toujours : c'est pourquoi sa chair n'est pas bonne pour l'homme et ne vaut pas grand-chose pour la médecine." Le livre des subtilités des créatures divines, tome 2. Arbres, poissons, animaux, oiseaux .

Xenopsylla cheopis

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Le point commun (hormis les montagnes) entre les Rocheuses, les Andes, le Kurdistan ? Xenopsylla cheopis . "La peste est une maladie infectieuse très contagieuse provoquée par le bacille Yersinia pestis (du nom de Yersin qui le découvrit en 1894). Le bacille affecte la puce Xenopsylla cheopis qui a "élu domicile" sur les rongeurs de la région du Balkach : grande marmotte, taupe, rat noir. Cette région sibérienne fonctionne comme un "réservoir à virus", plus ou moins actif selon les conditions de température et d'humidité des terriers des rongeurs (de tels réservoirs existent encore de nos jours dans les Rocheuses, les Andes, le Kurdistan, le Sud-Est asiatique). Xenopsylla cheopis peut passer du rat noir au rat des champs dans des régions habitées. Le rat n'est pas un vecteur aventureux ; mais qu'il s'attaque à une cargaison de blé et le voilà transporté, lui et ses puces, loin du terrier natal. Une simple piqûre de Xenopsylla suffit à contam...

Le Kuhistan ou le Khorassan kurde

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Dans son Siyaset-nameh , le grand vizir Abû Hasan Alî Nizam al-Mulk raconte la révolte de Yaqoub ibn Leïs dans le Sistan, après qu'il eut embrassé la foi ismaélienne. Lors de sa marche sur Bagdad, le calife, de bonne composition, lui envoie un mot, disant : "Tu n'as rien à faire à Bagdad ; il est préférable que tu aies la garde du Kouhistan, de l'Iraq et du Khorassan et que tu administres ces provinces, afin de ne point susciter des embarras." En note à "Kouhistan", Charles Schefer reproduit l'entrée du Dictionnaire géographique de la Perse , de Barbier de Meynard , p. 466 : "Le pays on donne ordinairement ce nom est celui qui commence aux frontières d'Hérat et s'étend au milieu des montagnes jusque dans le voisinage de Nehawend, d'Hamadan et de Beroudjird. Toute cette chaîne est appelée Qouhistan et elle est comprise entre la province d'Hérat et celle de Nichapour... Le Qouhistan n'est pas peuplée comme le reste du Khorassan...

Des Autours de Derbend et de Chirwân (et autres oiseaux de proie)

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Bien que nommés d'après deux régions du Caucase, au nord du Kurdistan, ces autours abondent plus aussi chez les Kurdes, à ce que nous dit l'ostad Muhammad : "N'était la supériorité de l'autour de Géorgie, j'aurais dû mentionner, d'abord, les quatre meilleures races suivantes : celle de Derbend ( darbandiyya ), celle du Chirwân ( chirwîniyya ), celle d'Abkhazie ( abkhâziyya ) et celle de Cilicie ( jukûriyya ) ; 4. Les Autours de Derbend sont les plus beaux et les plus rares. Ils ont la tête semblable à celle de l'Aigle de Bonelli ( zummâj pl. zamâmij ), le cou allongé et les yeux parfonds, à l'iris rouge flamboyant. Le vrai type de la race a larges pennes, larges barres brunes au palstron et large chef. Il porte arcades fortement capées et est armé d'un bec prolongé et d'amples serres. Ses tarses sont cuirassés d'écailles impriquées comme celles dont est couvert le crocodile ( timsâh ). Il est de large carrure aux mahutes, a long col,...

Des grands aigles

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Où l'on voit que l'Aigle royal, actuellement emblème de la Région du Kurdistan est effectivement célèbre dans et prisé dans ces montagnes depuis fort longtemps... " Combien est-il d'espèces d'aigles ? Sachez donc qu'il y en a sept et que chacune a son ton de pennage, d'où sept couleurs différentes. On a, d'abord, l'aigle commun connu de tous et surnommé "Aigle de rapine" ( 'uqâb aç-çayd ), quoique tous les aigles soient de rapine et soient aptes à chasser. Cet aigle a le balais marqué de blanc ( abrach adh-dhanab ) ; c'est le plus beau de tous et le mieux volant. Il se tient dans toute la zone avoisinant les montagnes et là où il y en a le plus c'est en Syrie ainsi que dans le pays de Mossoul jusqu'à la Djazîra, puis à Sindjâr et dans les territoires de Naçîbîn, de Mârdîn et de Diarbékir ; or, nous ne mentionnons, ici, que les régions où le grand rapace est activement recherché et où abonde le gibier. Concernant ce grand ai...

Du guépard de Tharthâr

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"La Tharthâra ou région de l'oued ath-Tharthâr (ath-Tharthâr), se situe à une journée de cheval à l'est de Sindjâr. C'est un pays riche en sources aux eaux non potables, quoique quelques-unes le soient, et où les roseaux croissent en abondance. On trouve là le guépart ainsi que le lion et tous les grands herbivores sauvages. Le guépard y est de couleur intermédiaire, ni franchement roux ni franchement jaune ; il a une belle ligne et est de longue haleine. Cette race de guépard a été, jadis, duite, dans le territoire de Mossoul, au courre d'une gazelle que les gens de l'endroit appellent "gazelle de Ninive" (ghazâl Nînawa) et qui est la plus véloce de toutes les gazelles ; on dit, même, que c'est elle qui possède les plus longues côtes et les articulations les plus effilées. On la trouve dans la région de Ninive, citée ruinée restée célèbre à cause du prophète Jonas (Yûnus ibn Mattâ) (sur lui soit le salut !). Ce territoire de Mossoul englobe une v...

The Storm Petrel and the owl of Athena

Livre mythique, que je rêve de tenir en main depuis que j'ai lu un extrait dans un agenda ayant pour thème le voyage, il y a 7 ans... Grosse émotion. D'emblée je retrouve cet anglais magnifique, ces phrases presque mytiques dans leur tranquille et assurée limpidité. "Through all the years when I was pursuing my love-tracking local birds over field and meadow, through woods and swamps - the seabirds remained in my imagination as the parangons of nature." "Guides to bird-identification say that, superficially, it is like a gull. The word "superficially" should be emphasized, however, because it is quite unlike a gull to the eye of any praticed observer. As a flying machine, especially, it belongs to an altogether different category. It is a projectile rather than a parachute, adapted to swift rather than drifting flight." In the evolution of life on earth there has been a gradual separation of forms descended from common ancestors, and it is conven...

L'Agression

J'ai toujours aimé Konrad Lorenz, et les pépites d'humour ou de sagesse subtiles qu'il sait distiller au cours de ses observations. "... les coraux ayant l'habitude de se développer tout comme les cultures sur les cadavres de leurs ancêtres." "J'avais toujours eu un certain flair pour les problèmes biologiques intéressants." "Et voilà que s'offrit à nous la merveilleuse occasion de pouvoir  compter  quelque chose. Dès que l'homme des sciences "exactes" trouve quelque chose à compter, il en éprouve une grande joie, parfois difficilement compréhensible aux non-initiés." "L'homme normal civilisé ne fait en général connaissance avec l'agression que lorsque deux de ses concitoyens en viennet aux mains, ou que des aniamux domestiques se battent ; il n'e voit donc que les effets néfastes, et ils lui paraissent d'autant plus néfastes qu'il peut constater l'escalade effrayante qui va de deux...