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Affichage des articles associés au libellé Amadiyya

L'ambassadrice américaine et la marchande de miel d'Amadiyya

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Ce pourrait être le titre d'un conte heureux, hélas, cela se passe sous Anfal, en 1988, et cela est raconté par Jonathan Randal, qui a recueilli quelques confidences de l'ancienne ambassadrice américaine en Irak, April C. Glaspie, quand elle évoque ses rencontres avec Ghassemlou à Bagdad, au moment où l'Anfal avait commencé de toucher le Behdinan et qu'elle espère en savoir plus via le leader du PDK-I alors en exil plus ou moins surveillé en Irak :   À cette époque, le monde entier disposait de très peu d’informations fiables  sur le sort infligé aux Kurdes d’Irak » et April Glaspie souhaitait savoir ce qui se déroulait au Behdinan, totalement isolé de l’Irak arabe. Ghassemlou, même si cela était risqué, pouvait se rendre au Kurdistan d’Irak sans trop éveiller de soupçons, au contraire de l’ambassadrice, dont la voiture était filée en permanence par les agents de Saddam. April Glaspie confie à Jonathan Randal ne s'être jamais pardonnée d'avoir fa...

Bei den Kurdischen Juden : une expédition en 1933 chez les juifs de Sandor

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Le journal juif de langue allemand, Jüdische Rundschau , était un hebdomadaire qui parut de 1902 en 1938 (date de son interdiction en Allemagne). C'était l'organe de presse de la Fédération sioniste d'Allemagne. En 1935 ( Nr 56. 12. VII. 1935 ) parut le compte-rendu d'une expédition organisée par l'université hébraïque de Jérusalem, qui partit en 1933, en Irak et au Kurdistan. Cette expédition avait reçu l'ordre de mission du gouvernement irakien d'étudier la situation des forêts au Kurdistan d'Irak afin que sur la base de cette enquête soit mise en place une loi forestière, qui n'existait pas alors. Le voyage se fit en voiture de Jérusalem via Amman, en traversant le désert arabo-syrien jusqu'à Bagdad, et de là vers Kirkuk. De Kirkuk, le voyage se fit en voiture ou à cheval à travers tout le Kurdistan. Après six semaines, commença le voyage de retour vers Bagdad et Damas. L'un des membres de cette expédition, le Dr Walter Schwarz...

Maisons juives et synagogues d'Amadiyya.

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L'ethnologue Erich Brauer a dans son livre The Jews of Kurdistan (publié à titre posthume car il est mort en 1942, encore jeune, à 47 ans), restitué un tableau très riche et très complet de la vie quotidienne des juifs du Kurdistan entre les deux guerres mondiales. Il avait écrit, auparavant, une monographie sur les juifs du Yémen et il expose le contraste entre la vie des deux communautés (il apparaît que les juifs kurdes ne vivaient pas dans la même crainte qu'au Yémen). Brauer enquêta auprès de juifs de Zakho, de Sine, d'Erbil, etc., mais Amadiyya fut une des villes qu'il a le mieux détaillées, où il ne s'est pourtant jamais rendu, tout son travail se fondant sur les informations, les souvenirs et les récits collectés auprès des premiers migrants du Kurdistan en Palestine sous mandat britannique. Nombre de chapitres sur l'alimentation, le vêtement, l'activité économique, la vie familiale montrent peu de différences avec les Kurdes musulmans ...

Deux contes juifs d'Amadiyya

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Deux tombes, celles que les juifs disaient être de Hazan David et de Hazan Yosef se voyaient encore dans les années 1930. C’était une ziyaret juive très célèbre attenante à la synagogue Navi Yehezqel.  Conte de Hazan Yosef et Hazan David :   Deux frères, Yosef et David, voyageaient comme derviches (il y avait des derviches juifs, qui allaient de ziyaret en ziyaret) et vinrent un  jour à Amadiyya.  Voyant la beauté de l’endroit, ils demandèrent au pacha la permission de s’y installer. Quand le pacha leur demanda à quelle tribu ils appartenaient, ils répondirent : « Nous sommes de la tribu de B’ne Israël. »   Mais le pacha était un ennemi des juifs et répondit : « Je n’ai pas de place pour vous ici. »  Alors les frères repartirent pour Bebade. Mais en chemin, ils usèrent de leurs pouvoirs magiques pour jeter un sort au pacha, de sorte que ce dernier tomba malade.  Dans sa détresse, le pacha envoya alors des cavaliers rattraper les f...

Les tombes chrétienne à niches arcosols d'Amadiyya, Maltai, Kinnis et Bamarni

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Nous avons vu qu'en juillet 1911, l'archéologue et historien de l'architecture Walter Bachmann passe à Amadiyya et fait le relevé de la citerne, qu'il identifie comme ayant été réemployée plus tard comme lieu de culte chrétien. Walter Bachmann s'appuyait sur les études qu'il avait faites du site de Kinnis qui présente le même type de "tombes à niches arcosols" et sur lequel il avait publié. En août 1972, un autre archéologue allemand, Michael Rainer Boehmer, passe à Amadiyya ainsi qu'à Maltaï et Bamarni pour dessiner et photographier de semblables chambres à niches arcosols et en publie le compte-rendu, intitulé  « Arcosolgräber im Nord-Irak (Tombes arcosols du nord-Irak), dans la revue « Archäologischer Anzeiger, 1976. Cet article n'ayant été, à ma connaissance, publié qu'en allemand, en voici la traduction que j'espère le moins boiteuse et la moins  erronée  possible : Michael Rainer  Boehmer  : « Arcosolgräber ...

Amêdî : Un minbar de bois de 1153 au musée de Bagdad

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Une des plus belles pièces des salles d'art islamique du musée de Bagdad , qui a survécu heureusement au pillage, est ce minbar (chaire à prêcher) de bois sculpté, qu'une inscription en coufique date de 1153 et indique sa provenance : une mosquée d'Amadiyya, aujourd'hui disparue ( ce n'est pas la mosquée que l'on peut y voir actuellement, qui a été construite au 13e s., probablement sous le règne du fils de Badr Ad-Din Lu'ulu, l'illustre atabeg de Mossoul). En 1153, cela faisait dix ans que l'atabeg Zengî, le père du futur et illustre sultan Nur Al-Dîn, avait pris la citadelle aux Kurdes Hakkari.  Le minbar est une commande de son gouverneur, un certain Qaradja, sûrement mis en place par 'Imad Ad-Dîn Zengî. Il fait 2 m 50 et 96 cm de large. est en bois de mûrier, a des panneaux partiellement restaurés, une belle inscription coufique et un décor qui rappelle le style de Samarra. De la même mosquée proviennent aussi les portes de bois...

Amêdî en 1850

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Percy George Badger (1815-1888), missionnaire anglican et orientaliste, versé particulièrement dans l’étude des églises d’Orient. Il fut ainsi nommé par l’archevêque de Cantorbery comme mandataire auprès des églises de Mésopotamie et du Kurdistan.  Son livre est en 2 volumes, le second est une étude poussée et descriptive des rituels et de la liturgie nestorienne. Mais le premier narre ses expéditions de reconnaissance pour voir où en est, démographiquement et économiquement, la communauté nestorienne. Autant le dire : il ne semble guère apprécié l’entreprise de conversion des Nestoriens à l’église chaldéenne dont parlait Layard 4 ans plus tôt en 1846 . Normal, il est Anglican et en tant que missionnaire, il doit peu aimer que Rome prenne la main. De plus, en tant qu’Anglais, il y voit aussi l’entreprise des Français…  En 1850, c’est Mar Yousef qui est patriarche chaldéen de Mossoul qui est aussi évêque du siège épiscopal d’Amadiyya. À cette époque, Amedia ...