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Coup de projo sur : Le Fars et le Luristan





Ibn Hawqal, au X° siècle, décrit le Luristan et le Fars comme l'habitat principal des Kurdes, des Lurs, des Beloutches, qu'il apparente tous plus ou moins. Sheref Khan de Bitlis, au XVI° siècle, comprend encore les dynasties lures dans son Histoire des princes kurdes. Ce n'est qu'au XX° siècle que les linguistes ont distingué le lur du kurde, et de toute façon Lurs et Bakhtyars se considèrent plus comme étroitement cousins des Kurdes que frères. Quoiqu'il en soit, un ou deux millénaires d'étroite osmose et sans doute une langue-ancêtre commune font que les chants traditionnels du Luristan et du Fars ne peuvent être laissés de côté quand on étudie le folklore kurde. Enregistrés en 1974, 5 ans avant la révolution islamique et l'interdiction d'alors de toute musique par les Gardiens de la Révolution (aujourd'hui, au contraire l'Iran met en valeur et protège son patrimoine classique et folklorique, ne serait-ce qu'en espérant faire barrage à la pop et à tout ce poison des musiques occidentales), ces chants sont des témoignages inestimables, en plus d'être magnifiques, sur la culture nomade de l'Iran du sud-ouest.


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