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minorités en Islam : les Yézidis. Éléments de cohésion sociale.


La société yézidie, par-delà le système de clans patriarcaux, analogue à celui des tribus kurdes, qui existaient parmi les laïques, comportait de véritables castes sociales, strictement endogames et hiérarchisées, distinguées par leur apparence, leur vêtement et leur fonction : au sommet, au-dessous du Mir, bras séculier, les Cheikh (tunique blanche, à bonnet noir, enrobé d'un turban blanc), parmi lesquels se recrutait le Grand Prêtre (Cheikh Nâser), à vêtement et bonnet totalement blanc, qui se réclamaient d'une origine arabe et de la filiation de Cheikh 'Adi ; puis les Pîre, (vêtement noir à turban blanc), d'origine kurde ; ces deux catégories possédant des clientèles de laïcs dépendants ; au-dessous les Qahouâl (= "récitants, chanteurs"), tunique rayée de noir et de blanc et turban noir ; les Kotchak, danseurs et sorciers ; les Midjeoui (gardiens, chargés également d'entretenir les lampes dans les cérémonies), qui constituaient un village particulier dans le Djebel Sindjâr ; les Aouân (= sacristains) ; et enfin tout en bas les Faqîr, à turban noir, sans fonctions précises mais constituant une confrérie au service de la secte chargée de tâches séculières, avec des homologues féminines.

Xavier de Planhol, Minorités en islam, 3, Confins turco-arabes : Les yézidis.

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