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Notre Seigneur à cheval

J'adore cet exemple de "retouche religieuse" par les terribles Assyriens du Hakkâri et comment Notre Seigneur fut démonté de son âne et juché manu militari sur une monture de meilleure tenue pour pas faire honte à ses fidèles :
Les tribus chrétiennes du Hakkâri "ne présentaient aucun trait essentiel qui les distinguât des tribus kurdes voisine. Leur organisation intérieure, leur vie sociale étaient analogues. Leurs membres portaient les mêmes vêtements, alors que, dans les villes ou les plaines d'Orient, les chrétiens, destinés à vivre séparément, devaient se distinguer par un détail du costume. Les chrétiens des tribus assyriennes trouvaient indignes d'eux de monter à dos d'âne, alors que cette monture était la seule permise aux chrétiens des villes ; et leur intransigeance en la matière était telle qu'ils retouchaient légèrement l'Évangile pour faire entrer à Jérusalem, le jour des Rameaux, Notre Seigneur monté à cheval." *On relate que, à Mardin, le patriarche syrien orthodoxe montait un cheval aux brides et à la martingale verte – la couleur de l'islam – sans que cela fasse problème, comportement qui, à Damas, aurait coûté la vie du chrétien.
*Pierre Rondot, "Les tribus montagnardes de l'Asie antérieure. Quelques aspects sociaux des populations kurdes et assyriennes" ; Bulletin d'études orientales de l'Institut français de Damas, t. VI, 1936, p. 6 et 7 ; "Origines et caractères ancestraux du peuplement assyrien en Faute Djézireh syrienne. Esquisse d'une étude d ela vie tribale", Bulletins d'études orientales, nº41 et 42, 1989-1990, p. 75.


Mirella Galletti, Le Kurdistan et ses chrétiens, 3, L'église d'Orient et son expansion missionnaire.



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