Accéder au contenu principal

Duhok

Le Babylone est un endroit parfait, près du bazar, des restaurants, des épiceries, de l'internet café. Je me suis en plus aperçue, hier soir, qu'il était juste en face des boutiques 'alcooliques' comme dit un certain, et, me renseignant sur les prix, je me suis fait répéter ça plusieurs fois. La 37,5 de Ballantine, 7 000 dinars, Une bouteille d'écossais, 5000. La mâchoire m'en est tombée. Je veux bien qu'en France, on taxe, mais à ce point ?



En plus, l'hôtel est tenu par des yézidis adorables, comme le sont souvent les yézidis, que j'ai toujours vus comme les plus gentils et serviables des Kurdes. Faut dire que le Matran a soigne mon arrivee : à l'hôtel, il fait parler celui qui le garde, il me présente, histoire que le type sache qui il a chez lui, il lui demande sa religion, yézidi, très bien, elle connaît bien Lalesh et les gens du centre ici et le kurde. Moi je suis le Matran d'Amadiyya (comme ça le type sait aussi à qui il a affaire). Le garçon, Khalid (il a dû décliner son nom et son village et sa gent) monte voir quelle chambre il peut me donner. Je croyais que Rabban allait partir à ce moment, mais non. Il monte avec moi voir la chambre. Bon, c'est pas un 5 étoiles, mais pour 35 000 ça va.

 En plus de ce qu'a raconté sur moi le Matran, hier soir, j'ai bavardé avec trois d'entre eux, ils m'ont demandé quand j'avais été à Lalesh. 2006, 2007, 2009 (j'ai oublié 1994), Le soir, on me monte mon passeport. 1 heure après ça retoque. Comme à chaque fois je saute à toute vitesse dans mon jean par dessus mon pyja-short, (il fait chaud à Duhok, par rapport à Amedî), cherche la clef et vais ouvrir. Cette fois c'est un café et une bouteille d'eau qu'on me monte, et si j'ai besoin de quoi que ce soit, il faut le dire.

Ce matin, levée à 6 h (habitude des messes matinales de Komané). À 6h 50, ça toque pour me demander si je veux qu'on me monte le petit-dej. Même pas à me soucier de ça, parfait, Si je trouve où tirer du cash à Duhok, je ne reviendrai à Erbil qu'au dernier moment.

Petit-dej alla kurda : ragoût de légumes, yaourt, pain, thé.


Mangé au Safeen, hier, par souvenir, mais il y a plein d'autres restaurants.

Ce matin, corvée visa. On verra si c'est aussi casse-couilles que la dernière fois.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Manuel de Soureth ou comment apprendre la langue des anges

Épuisé sur Amazon, on peut trouver le manuel à des prix raisonnables chez Decitre.

Introduction(extraits) "L'araméen, dit-on, est la langue des anges, et si vous prévoyez qu'à défaut d'une vie vertueuse un petit coup de piston ne sera pas de trop pour que vous soyez admis dans le Jardin d'Allah au jour du Jugement, quand vous serez perdu au milieu de la multitude des humains se pressant devant l'entrée, vous pouvez espérer que son redoutable gardien sera si heureux de vous entendre le saluer dans sa propre langue qu'il entrouvrira la porte pour vous laisser passer." (Ceux qui se demanderaient pourquoi le soureth est la langue des anges, même ceux gardant le Paradis des musulmans, peuvent se reporter à ce lien, on vous dit tout).

"Si votre esprit, plutôt que se s'élever vers les sphères célestes, est attiré par celles d'ici-bas, vous serez fasciné par une langue qui porte le témoignage écrit de l'histoire de l'humanité – tant matérie…

Le syriaque, langue d'Abraham, des soufis et des Anges

À signaler sur le Cercle catholique syriaque, un article en ligne, passionnant, de Françoise Briquel-Chatonnet, initialement publié dans les actes du colloque Dialogue des religions d’Abraham pour la tolérance et la paix, Tunis 8-10 décembre 2004, Tunis, université Al-Manar : Abraham chez les auteurs syriaques : une figure du croyant pour des chrétiens en monde musulman.
Il s'agit d'une étude de la figure d'Abraham telle que l'ont vue, développée et commentée les chrétiens syriaques, d'abord en la distinguant du judaïsme et puis de l'islam, comme l'introduit l'auteur elle-même :
Les chrétiens syriaques ont produit une abondante littérature très ancrée dans le patrimoine biblique dont ils étaient nourris. C’est pourquoi, invitée à m’intéresser à Abraham en tant que figure de la tolérance dans les trois religions monothéistes, j’ai souhaité partir de cette littérature qui se révèle de grand intérêt. Comme cette littérature spirituelle ou mystique syriaque n&…

Concert de soutien à l'Institut kurde