Mahwî : Maykhâna



"Regarde, viens, je me consume,
crois-moi, je n'existe plus ;
je suisun papillon,
je ne possède plus aucun abri.

Quand cet arbuste
nous donnera des fruits de tendresse et de fidélité !
La perfidie et la cruauté m'auront tué !

Quand je ne serai plus,
le amrché de la douleur, la taverne du chagrin
et le coin de la tristesse de meureront sans éclat,
sans plaisir, sans joie.

Mon existence n'est que péchés.
Après ma mort,
mes proches pourront supplier Dieu pour mon rachat !

Qu'à présent,
les épines de mon sépulcre accrochent les pans de sa robe. Que
faire de mon étoile, si elle brille après ma mort ?

La Gracieuse se leva, en voyant mes funérailles,
suivies par tout le monde ;
toute cette agitation pour ma mort, qui suis-je donc ?

Sa mort rend Mahwî triste.
Puisqu'il n'a point de consolateurs,
après ma mort le chagrin reste seul : sans abri."

De cette Nuit naissent des Aubes, trad. Ahmed Mela.

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