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AZERBAÏDJAN : UN GROUPE KURDE RECLAME DES DROITS CULTURELS ET POLITIQUES


Le 2 juillet, s’est tenue à Bakou, capitale de la république d’Azerbaïdjan, une conférence de presse au nom de la communauté kurde du pays, afin d’alerter l’opinion sur les menaces d’acculturation et de disparition qui pèsent sur leur communauté.

Tahir Suleymanov, rédacteur du journal « Diplomat » a lu devant les journalistes et le public présents, un appel rédigé au nom des Kurdes, à l’adresse du président azéri Ilham Aliyev. Dans cet appel, il insistait sur le besoin qu’ont les Kurdes, comme tous les autres groupes ethniques vivant dans le pays, d’avoir des écoles où l’on enseigne en kurde, ainsi que des programmes télévisés ou des pièces de théâtre dans leur langue maternelle, afin de préserver « leur identité nationale ».

Tahir Suleymanov a également pointé l’absence de représentant kurde parmi les 125 députés du parlement de Bakou.

Des media russes, également présents, ont souligné que jusqu’ici, les revendications des Kurdes d’Azerbaïdjan ne s’étaient jamais fait entendre, cette communauté préférant, au contraire, ne pas mettre en avant ses origines, « par prudence ». Cette méfiance peut s’expliquer par les liens politiques entre la Turquie et l’Azerbaïdjan, les Kurdes étant plutôt vus comme proches des Arméniens, et le confit du Haut-Karabagh a exacerbé les tensions nationalistes de part et d’autre. Aussi l’agence russe Regnum a émis l’hypothèse que l’initiative de Tahir Suleymanov devait être soutenue par le PKK, bien que le parlement azéri ait toujours refusé, malgré l’insistance d’Ankara, de désigner officiellement l’organisation kurde comme « terroriste ».
Les Kurdes vivant en Azerbaïdjan sont estimés à environ 70 000, soit moins de 1% de la population de cette république. Une entité territoriale autonome, le « Kurdistan rouge » avait vu le jour entre 1923 et 1930, sous l’impulsion des Soviets. Elle comprenait des régions situées actuellement en Azerbaïdjan entre le Nagorny-Karabakh et des zones frontalières avec l’Arménie occidental et l’Iran. Mais à la fin des années 1930, la majeure partie des Kurdes de Transcaucasie furent déportés, sur ordre de Staline, au Kazakhstan, où vit encore une communauté kurde, beaucoup plus active et plus visible sur le plan culturel.

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