De la Chasse : les archers du Jibâl et les autres...


"Le tir sur gibier ou autre avec un arc dur n'est efficace qu'à la condition d'amener la flèche à fond d'entois (istighrâd) et de décocher aussitôt, sinon le tireur avec un arc souple a une flèche plus meurtrière, de plus longue portée et son tir est plus élégant et mieux exécuté, ainsi que le reconnaissent les maîtres archers. Si l'on n'entesse pas à fond, aussi bien avec l'arc dur qu'avec le souple, la flèche est nulle et sans effet. Or, la plupart des archers du Jibâl (Médie) n'entessent pas à fond pour tirer avec l'arc dur dont ils usent, pourtant, le plus communément. De même les (croisés) Francs (Ifranj) (qu'Allah les abandonne à leur sort !) ne portent pas non plus leur flèche à fond d'entois quand ils décochent avec leurs arcs durs et, de plus, ils ne savent pas tirer quand ils sont à cheval, aussi bien à l'arrêt qu'en allure."

Muhammad ibn Manglî, De la Chasse : IV, Du maniement des instruments de chasse ; l'arc.

Sinon, sur la vertu des peaux de bêtes (V. "Du moyen de se protéger contre toutes les bêtes féroces et de la manière de les supprimer quand on est monté et quand on va à pied"), on apprend de ce fils de Mamlouk, que si s'assoir sur un tapis en peau de lion guérit les hémorroides (ainsi que le fiel desséché ou l'os calciné et broyé en poudre de sanglier), faire de même sur une peau de panthère "peut vous inciter au vice de sodomie (ubna), aussi faut-il s'en abstenir..." Vous voilà prévenus. Il ajoute que "les chiens n'aboient pas après celui qui tient une peau d'hyène."

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