Les Yézidis


On entend tellement de conneries sur eux, maintenant reprises par les journaux occidentaux, dont le fameux "adorateurs du Diable", qu'une mise au point, même très sommaire, ne peut faire de mal...

D'où viennent les Yézidis ?
On ne lit pas ce nom sous la plume des historiens avant le 12° siècle. Le yézidisme est né d'une fusion entre un ordre soufi, la 'Adwiyya, des cultes préislamiques iraniens (peut-être antérieurs au zoroastrisme) et des courants gnostiques qui fécondent à peu près toute la pensée mystique de l'Irak, du Kurdistan, de l'Anatolie et de la Syrie au cours du Moyen-Âge.

Il n'y a pas d'étymologie sûre concernant l'origine de leur nom (pas plus que sur celle du nom "kurde" d'ailleurs), mais plusieurs pistes. D'abord "Êzdî", ou "Êzidî", est effectivement le nom que les yézidis se donnent et n'est pas un sobriquet qui a servi à les désigner pour les gens de l'extérieur, comme celui de "kizil bach" pour les Alévis. En raison de certaines connexions avec les Omeyyades et Sheikh Adî, on a rapproché ce nom du calife omeyyade Yazîd (sans doute Yazid III plus que le premier, chargé par les chiites de l'opprobe d'avoir tué Hussein à Kerbelah, Yazid III apparaissant comme une figure plus morale se dressant contre son cousin Walid II). Mais le nom rappelle aussi fortement celui de Dieu dans les anciennes langues iraniennes : Yazata ou Yazda. Aujourd'hui, une étymologie plus populaire est proposée par les Kurdes : Ez Da, ou Dieu a créé (donné).

Ce n'est pas le seul nom qui les a désignés au cours de l'histoire ni même le seul nom qu'ils se sont donnés eux-mêmes. Dans certains hymnes religieux (qawl) ils nomment leur communauté avec des termes arabes à résonnance indéniablement musulmane, comme "Sinnat" (sunna !). On les a aussi appelés Dasini ou Tasini dans les textes, du nom d'une tribu kurde du Sindjar qui semble avoir été largement convertie à la nouvelle foi. Rappelons que la majorité des Yézidis aujourd'hui est kurde, mais qu'il subsiste deux tribus arabes yézidies au Kurdistan d'Irak et en Syrie et que l'origine arabe syrienne des fondateurs de la tariqat 'adawiyya implantée à Sindjar induit forcément un apport arabe à l'origine de la communauté. Cependant la langue liturgique est le kurde, comme pour la religion très apparentée des Yarsan ou Ahl-e-Haqq, alors que la langue rituelle des Alévis (à qui on les compare souvent)est le turc.

Aujourd'hui, en Géorgie et en Arménie, en raison du sentiment anti-musulman croissant, les Yézidis sont incités à ne plus se déclarer "kurdes" mais yézidis alors que hormis la religion, rien dans l'ethnie et la langue ne les distingue des autres kurmandjs.

L'organisation sociale des yézidis était (et reste dans une certaine mesure) tout aussi tribale que celle des autres Kurdes. Mais la particularité qui est peut-être une survivance de l'ancienne société du monde iranien antique est leur division en castes, les trois principales étant celles des Sheikhs et des Pîrs (religieux) et celle des murîd, c'est-à-dire le commun des fidèles. Là encore, notons que "sheikh" et "murid" sont des termes courants dans les ordres soufis, le murid étant tout simplement le disciple d'un sheikh. Pîr est un vieux terme iranien qui désigne l'homme âgé, le sage, et est indifféremment utilisé pour sheikh ou baba en Iran. Autre point commun avec l'organisation d'un ordre soufi, chaque murid a son pîr et son sheikh, mais de par sa naissance et son appartenance familiale, au lieu d'une adhésion spirituelle personnelle.

Il y a aussi des sous-castes à fonctions religieuses précises, comme les Qawwals, les Fakirs et les Koçaks. Les Qawwal, comme leur nom l'indique, mémorisent, chantent et jouent les hymnes et les musiques sacrés. Leur costume est arabe. Les Fakirs, habillés de noirs, ont une vie religieuse assez strrice (le terme fakir vient également du soufisme. Il signifie "pauvre" en arabe et désigne les religieux mendiants). Les koçak s'habillent de blanc et sont dévolus à l'entretien des lieux sacrés.

De plus, les lignées à l'intérieur des yézidis ont parfois des pouvoirs particuliers. Ainsi à Duhok, j'ai discuté avec un jeune Sheikh charmant qui faisaient partie de ces "croqueurs de serpents", c'est-à-dire des gens qui ont le pouvoir de manipuler les serpents sans être mordus et aussi de guérir les gens de leurs morsures (cette pratique de croquer leurs têtes est aussi ancienne dans la Qadiriyya sunnite, en plus de se transpercer avec des sabres). Chez les koçaks on trouve aussi des "rêveurs visionnaires", un peu voyants un peu chamans, mais ces pouvoirs peuvent apparaître chez d'autres yézidis. Ils ont ainsi la faculté de passer d'un monde à l'autre dans des songes éveillés.

Ce système de castes s'oppose totalement à l'égalitarisme et l'exogamie de l'islam puisque tout mariage inter-religieux est en principe interdit (aujourd'hui c'est beaucoup plus flou et cela dépend des communautés) et qu'en plus, toujours en principe, les mariages inter-castes sont tout aussi prohibés. Si cette endogamie est plus relâchée en Syrie et sans doute dans les pays de l'ex Union Soviétique, elle a encore du poids aujourd'hui au Kurdistan d'Irak, les Yézidis pratiquant le crime d'honneur tout comme leurs compatriotes musulmans. De manière générale, les Yézidis, comme les anciens Zoroastriens, sont assez obsédés par la pureté rituelle, la souillure de certains éléments et le contact prolongé avec des non-Yézidis, peut leur faire craindre, comme chez les Roms, de perdre leur essence native.

En plus des castes, on observe aussi la fameuse "fraternité de l'au-delà", connue aussi des Alévis, qui est une forme d'affrèrement mystique assez remarquablement répandue chez les Kurdes, et qui n'est pas sans évoquer certaines réminiscences de l'ancien groupe des "akhi" ou confréries de métier très influente au Moyen-Âge, inspirée par le code moral et chevaleresque de la futuwwat soufis.

Leur histoire :
En 1111, soit environ 505 de l'Hégire, un sheikh soufi sunnite des plus convenables, mais très porté sur l'ascétisme, le sheikh 'Adi ibn Musafir, d'origine syrienne, peut-être apparenté ou de famille pro-omeyyade (d'où le nom de yézidis), s'installe dans les montagnes kurdes de Sindjar, tenues majoritairement par les Kurdes de la Hakkariyya. Ces Kurdes étaient-ils tous musulmans ? Pas sûr. Les hérésies et les religions "indigènes" perdurent longtemps dans les montagnes, et il semble que si les Kurdes ont vénéré sheikh Adi, c'est plus en raison de ses ascèses extrêmes et de sa personnalité charismatique. Il devient très vite une figure spirituelle de légende. Il meurt en 1162, très âgé semble-t-il, et est enterré à Lalesh, là où il a fondé une tariqat soufi, une branche de la 'Adawiyya, ordre tout ce qu'il y a de plus sunnite. Les soufis qui l'y ont rejoint, dont son neveu, puisque lui-même n'a pas d'enfants, sont donc des Syriens, ou peut-être d'autres Arabes. Et les voilà à cohabiter avec des Kurdes, sans doute très partiellement, voire pas du tout islamisés, dans une région isolée, où les tribus d'ailleurs passent leur temps à assiéger et rançonner les caravanes, comme l'atteste avec colère le voyageur espagnol Ibn Djubayr qui passe par là vers 1183. 

A cette date, son neveu le sheikh Sakhr al-Dîn Abû-l- Barakat lui avait déjà succédé. Et comme son oncle sur la fin de sa vie, il semble être très occupé à vitupérer contre les exagérations et innovations dans les pratiques soufies, ainsi que dans l'adoration excessive de Sheikh Adî. On peut donc penser que les malheureux soufis syriens se trouvaient quelque peu débordés et mis en minorité par les montagnards kurdes, qui entendaient pratiquer un culte à leur façon. Il ne faudrait pas cependant y voir uniquement un ramassis de superstitions campagnardes et d'islam mal compris. Le "yézidisme" tel qu'on le connaît ensuite est une religion assez complexe, fondée sur l'angélologie et la gnose, tout comme celle de leurs cousins yarsans.

Au 13° siècle, l'invasion mongole dévaste et ruine les états abbassides. Les invasions de Tamerlan achèvent de défaire le pouvoir central au début du 15° siècle. A cette date, les yézidis semblent bien former un groupe religieux à part et le rôle clef de Sheikh Adî, comme pivot du ciel et de la terre, garant de ses fidèles dans l'au-delà, seuil et intercesseur donc de l'autre monde, paraît consacré. Notons que cette fonction messianique prêtée à Sheikh Adî a des parallèles avec la figure de l'Imam des ismaéliens et du mahdî chiite, voire d'une conception extrême du Sheikh soufi.

Fait remarquable, alors qu'au cours du 19° et du 20° siècles, les élucubrations les plus diverses peuvent se lire sur les Yézidis, celui qui donne une version censée et vraisemblable de la formation des yézidis est Sheref Khan de Bitlis, auteur de la première histoire nationale kurde :

"La plupart des Kurdes sont de rite shafiîte , et suivent la loi musulmane et la Sunna du Prophète - qu'il soit béni ! Ils rendent hommage aux Compagnons et aux califes et obéissent au grand uléma en ce qui concerne les dispenses et les obligations de la prière, de l'aumône, du pèlerinage à La Mecque, et ils jeûnent avec le plus grand zèle. 

A cela, il faut excepter quelques districts et dépendances de la région de Mossoul et en Syrie, à savoir les Tâsinî , les Khâlidî , les Psiyân, et certains Bukhtî , Mahmûdî et Dunbulî, qui sont yézidis et disciples de Shaykh Adî b. Musâfir et un fidèle des califes marwânides auxquels ils prétendent se rattacher. Leur croyance erronée est que Shaykh Adî, dont la tombe est dans la vallée de Lalesh , dans le district de Mossoul, a pris sur lui toutes les obligations des prières quotidiennes et du jeûne, et qu'au Jour du Jugement, ils iront droit au Paradis, sans examen ni question . Ils vouent une animosité sans faille aux mollah du Zâhir." 
(Sherefname, Les origines des Kurdes et leur mode de vie).

La répression ottomane contre les Alévis, Shabaks et autres groupes dissidents suspects de sympathies chiites n'épargna pas les Yézidis, qui avait contre eux tout aussi bien les chrétiens que les musulmans. A la fin de l'Empire ottoman, cependant, ils firent les frais des grands massacres anti-chrétiens de 1895 et aussi du génocide arménien et assyrien. Ceux qui en réchappèrent avaient fui avec les Arméniens dans les terres russes, et c'est pourquoi la majorité des Kurdes d'Arménie et de Géorgie sont des Yézidis.

Leur religion :
Les yézidis sont monothéistes. Ils croient qu'un Dieu unique a créé le monde qui, comme dans la cosmogonie des Yarsan, avait à l'origine la forme d'une perle flottant sur les eaux primordiales. Mais Dieu a légué le gouvernement de ce monde à sept anges, les "heft sirr" ou Sept Secrets (là encore la parenté avec les Yarsan est criante). Le plus éminent de ces Anges est Malik al-Taus, qui est le premier créé par Dieu, directement de sa lumière, alors que les six autres, vraisemblablement, comme dans toute l'angélologie musulmane, de Farabî, d'Avicenne à Sohrawardî, procèdent du Premier Créé mais non pas du Premier, en vertu du précepte plotinien que de l'Unité ne peut sortir que l'Un, et que c'est seulement à partir du Premier Ange que par décrue de la perfection originelle, on sort peu à peu de l'Unité jusqu'à l'éclatement de la multiplicité du monde physique (dans des circonstances diverses selon les points de vue ismaélien, avicennien, sohrawardien) le monde des corps, du barzakh comme dit Sohrawardî.

Les Yézidis sont à placer dans cette lignée : l'Ange Premier et parfait est Malik al-Taus, après lui viennent les six autres. Puis, comme dans le récit musulman, Dieu fait Adam à partir de poussière et d'eau et ordonne aux anges de l'adorer (de le prendre pour qibla). Selon l'islam, le plus zélé des anges, Iblis, refusa de se prosterner devant cet être fait de boue et d'eau, lui qui était fait d'air et de feu. Pour cette raison, en islam, Iblis fût déchu et devint donc Satan, voué à perdre les hommes et à les jalouser.
Pour les Ismaéliens, c'est un peu plus compliqué et cela touche de très près à l'interprétation yézidi de ce drame cosmique. Il y a faille et égarement du Troisème Ange, qui est aussi l'Adam céleste, qui veut être sa propre qibla au lieu d'adorer Dieu par l'intermédiaire du Premier et du Deuxième Anges. Il se reprend mais trop tard, il est rétrogradé au rang de X° Ange, et en plus sa défaillance a créé Iblis, qui est ténèbre, ou mal si l'on veut. De plus les lumières angéliques inférieures ne le considèrent plus comme leur supérieur et lui refusent à son tour l'allégeance. Ils sont alors eux aussi envahis par l'ombre et le X° Ange-Adam ne voit d'autres solutions que de précipiter tout ce monde-là dans le monde physique, qu'il crée pour l'occasion, où ils pourront se racheter en tachant de réescalader les degrés qui séparent la ténèbre du monde de lumière.

Pour les Yézidis, l'Ange-Taus refusa d'adorer Adam, mais loin d'être puni, en fut loué par Dieu qui lui donna en charge le monde physique pour l'y représenter. C'était un test, si l'on veut, et les six autres furent bien attrapés. Al-Malik al Taus fait un tour dans ses domaines chaque mercredi, qui est un jour donc béni chez les Yézidis. La connexion Iblis ou Shaytan-Taus est donc réelle, mais il est faux de faire du Malik al Taus des Yézidis une figure démoniaque. C'est au contraire une figure gnostique. C'est le monde physique qui est mauvais ou "enténébré", pas son Ange et comme pour le reste des gnostiques, le bien et le mal existent en chaque âme et c'est à l'homme de se débarrasser de la ténèbre pour choisir la lumière. La différence est que Sheikh Adî, comme le mentionne déjà Sheref Khan, a d'avance pris sur lui tous les péchés de sa communauté et c'est pourquoi les Yézidis échappent à l'examen de passage des terribles 2 Anges Inspecteurs, Munker et Nakir, qui interrogent le défunt musulman avant de décider où il faut l'expédier. D'un autre côté, les Yézidis croient en la réincarnation et la pire crainte pour eux est de ne pas renaître Yézidis (comme les Druzes).

Jusqu'à une époque assez récente, tout l'enseignement religieux était oral et la pratique de l'écriture prohibée. La révélation des secrets yézidis à des non-yézidis méritait la mort. Les soi-disant "Livres sacrés" des Yézidis, le Livre noir et le Djilwa sont des faux, écrits par un ou des chrétiens nestoriens, qui avaient eu connaissance de leurs croyances et ont retranscrits ce qu'ils avaient entendu et compris pour faire plaisir aux premiers orientalistes. Il y a donc à prendre et à laisser dans tout cela. Les sources les plus fiables, bien que longtemps transmises oralement, et qui ont donc pu être modifiées avec le temps, sont les Hymnes ou Qewl. 

Pratiques :
Le mercredi est un jour béni mais il n'y a pas de grands rassemblements obligatoires pour la prière comme en islam. Ils prient le soleil à son lever et à certaines heures en baisant le col de leur chemise (un vêtement blanc particulier).

Ils ont gardé des anciens cultes iraniens nombre de tabous visant à préserver la pureté des éléments (eau, terre, feu). Prononcer le nom de Satan est ainsi interdit, soit parce que cela a une connotation néfaste dans les jurons de l'islam ou des chrétiens soit parce que ce nom par respect ne doit pas être prononcé ou écrit (un peu comme le Dieu juif). La couleur bleu est aussi tabou, car son nom kurde "shîn" contient justement le son "sh" de Shaytan. Un tabou identique fondé sur l'analogie des sons s'applique à la salade "xas" qui rappelle le nom d'un prophète. Auparavant, les yézidis partageaient avec les musulmans l'interdiction de l'alcool et du porc, mais hormis les gens très pieux ces interdits perdent de leur force.

Mais comme les musulmans soufis, les Alévis, les Yaresans, ils révèrent plusieurs "saints" et leurs tombeaux, en plus de celui de Sheikh Adî sont l'objet de pèlerinage. La vallée sacrée de Sindjar est ainsi appelée la vallée des "40 " saints ce qui évoque les fameux 40 abdals des soufis. Baucoup de villages ont aussi leur saint local. Mais Lalesh est évidemment la "Mecques" des Yézidis et cette comparaison n'est pas déraisonnable car beaucoup de "stations" emprunte des termes au pèlerinage musulman. A l'entrée de la vallée le petit pont s'appelle le "Sirat" pirra silat) rappelant le pont qui mène à la porte du Paradis musulman et la source sacrée sous le temple est la "zam zam". Celle qui est à l'extérieur par contre, s'appelle en kurde Kanî Spî (la source blanche). Une montagne près d ela vallée se nomme “‘Arafat” comme à La Mecque et une autre “Mishet” (comme à Medine).

Mais les sandjak (statues) de Malak Ta’us, représenté sous l'aspect d'un paon rompent définitivement avec l'interdit des "idoles" de l'islam.

L'immersion fréquente et recommandée dans la source zam zam a peut-être à voir avec le baptême non pas chrétien mais mandéen (une autre religion à part de l'Irak). Quant à la circoncision, elle est quasi universelle au Moyen-Orient. Leurs fêtes sont mixtes, certaines lunaires comme en islam d'autres solaires, plus "iraniennes". Ils célèbrent le Newroz du printemps qui est aussi la nouvelle année iranienne (Sarsal). Il y a des périodes de jeûnes de 3 jours en hiver. D'autres jours sont reliés aux anciennes fêtes solaires, celles du soltice hivernal. Le sacrifice d'un bovidé durant la fête des 7 jours où tous convergent sur Lalesh est par ailleurs une pratique qui fut aussi observée au Kurdistan d'Iran, chez les Yarsan, et rapellent le symbole mithraïque ou zoroastrien du Newroz : le Taureau terrassé par le Lion ou le taureau égorgé par Mithra et dont le sang fertilise la terre.

Quelques ouvrages :
Encyclopédie de l'Islam, 2004 : Yazidi;
P.G. Kreyenbroek : Yezidism. Its backgrounf, observances and ritual traditions, Lewiston, 1995.
J. Guest : Survival among the Kurds. A history of the Yezidis, London, 1993.
C. Allison : The Yezidi Oral Tradition in Iraqi Kurdistan, 2001.
J. Elias Murad : The sacred poems of the Yazidis: an anthropological approach, Los Angeles, 1993
N. Fuccaro : The other Kurds. Yazidis in Colonial Iraq, London 1999. 

Commentaires

  1. Reste à espérer que ton article devienne la référence pour nos amis journalistes ;)

    mais olala c'est compliqué tout ça, et "adorateur du diable" c'est quand meme nettement plus glamour que ces histoires d'anges... :D

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  2. Si déjà ils pouvaient comprendre que quand on sait pas, soit on s'instruit, soit on se tait... Ce post n'a pas d'autre ambition :)

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