La prophétie d'Abouna


De Fawaz Hussain, paraît aujourd'hui, chez Gingko éditeur.
Abouna («Notre père» en arabe) est le nom par lequel les prêtres chrétiens sont désignés en Orient. Il s'agit ici du directeur de l'école dans laquelle Mohamed, le jeune Kurde syrien, est éduqué et apprend le français. Prenant l'enfant sous son aile, Abouna l'incite à persévérer et forge ainsi la prophétie qui le guidera toute sa vie.

Septembre 1978. Mohamed débarque à Roissy, la tête remplie des romans de Balzac et d'un immense espoir : conquérir la capitale et ses lettres. Ainsi commence la saga tragi-comique de celui qui, désormais, se fera appeler «Momo», par discrétion et pour attirer plus aisément les filles. 
La prophétie d'Abouna est l'histoire de la découverte de Paris, de ses habitants et de leurs coutumes parfois étranges. Le Paris des étudiants étrangers vivant dans la capitale : vies rythmées par les études et les petits boulots, les espoirs et les craintes, les joies et les échecs, vies ignorées par les Parisiens eux-mêmes. 
C'est également le chemin sinueux menant des rives de la Seine aux neiges de la Laponie. 
C'est enfin la présence mystérieuse, tout au long du récit, de celui qui lui donne son nom : Abouna, toujours vêtu de la longue robe noire propre aux prêtres orientaux. Apparition parfois non attendue, rassurante et espérée, qui guidera « Momo » vers son destin d'écrivain. 
Récit sans fard des premières années parisiennes de Fawaz Hussain, récit de la découverte du lieu de tous les espoirs mais aussi des désillusions, La prophétie d Abouna reste empreinte de tout l'optimisme et de la naïveté de ce jeune kurde syrien, déjà francophone et pourtant encore si « rural ». 

Fawaz Hussain est un écrivain kurde de langue française. Né dans le nord-est de la Syrie, il vit à Paris et enseigne notre langue aux lycéens et aux étrangers. Il est l'auteur de plusieurs romans dont Prof dans une ZEP ordinaire, Le Rocher 2006 et Les sables de Mésopotamie, Le Rocher 2007. Fawaz Hussain traduit également en kurde les grands auteurs français (Camus. Saint-Exupéry...).

« Chapitre un, dans lequel il est question d’un drôle de kurde qui, la tête bourrée de romans, débarque de sa Mésopotamie natale pour réaliser à Paris, la prophétie d’un prêtre syriaque. »  
 Abouna (« Notre père » en arabe) est le nom par lequel les prêtres chrétiens sont désignés dans le Proche et le Moyen-Orient. Il s’agit ici du prêtre syriaque, directeur de l’école élémentaire dans laquelle le jeune Mohamed est éduqué et apprend le français. Abouna, prenant l’enfant sous son aile, l’incite à persévérer et forge ainsi la prophétie qui le guidera par la suite : « Je devais, selon Abouna, aller plus loin dans mon amour pour la langue française et laisser la petite ville au pied des montagnes pour Paris, la capitale du monde ! Le pays des droits de l'homme et des libertés attendait que je marque ses belles lettres de mon sceau mésopotamien et que j’y ponde une œuvre aussi magistrale que les Misérables et la Comédie humaine ! »


 

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