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Articles

Affichage des articles du janvier, 2015

Pourquoi la retraite au combat n'était pas infamante chez les Kurdes

Parlant des incessantes batailles entre tribus kurdes, Mollâ Mahmud explique que la retraite devant un ennemi plus fort en nombre était courante chez les Kurdes, qui laissaient même leur famille aux mains de l'adversaire :

Il y a un autre usage dans les combats entre les familles : si les Kurdes voient que l’ennemi est trop nombreux, et qu’eux-mêmes sont en petit nombre, tous montent en selle, quittent leur demeure et gagnent les montagnes escarpées. Une fois qu’ils sont loin et que leurs familles sont aux mains de l’ennemi, ils réfléchissent, fourbissent leurs armes et leur équipement, se concertent et s’exhortent à ne pas fuir. L’un d’eux dit: «Ah! mon fils Maho est resté aux mains de l’ennemi ! » et un autre dit : « Oh ! ma fille Aïchê est restée aux mains de l’ennemi ! » et ainsi, ils surenchérissent et se raffermissent mutuelle- ment. Dans le même temps, l’ennemi est occupé à piller et à s’emparer des biens. Alors, s’ils sont assez nombreux, les chefs de ces familles revienne…

1819 : les esclaves kurdes de Khiva

L'officier apprit que les jeunes Russes avaient le plus de valeur sur le marché des esclaves de Kiva. Les Perses valaient beaucoup moins et les Kurdes moins encore. "Mais d'autre part, une esclave féminine perse avait infiniment plus de valeur qu'une Russe." Les esclaves qui tentaient de s'échapper étaient cloués par les oreilles à une porte car ils avaient trop de valeur pour qu'on les exécute. (…)
Muraviev affirmait que la conquête de Kiva serait facile et peu onéreuse. Il estimait qu'elle pouvait être réalisée par un commandant déterminé et que "trois mille soldats courageux" suffiraient. Sur place, une armée d'invasion découvrirait rapidement que des alliés fiables l'attendaient. Il y aurait, pour commencer, les belliqueuses tribus turkmènes peuplant les déserts qui devaient être traversés pour rallier Kiva. À la lueur de sa propre expérience, Muraviev garantissait qu'ils redoutaient le khan autant que ses propres sujets et …

Ma chambre syrienne

Mardi 3 février à 0 h 55 sur ARTE : Ma chambre syrienne, documentaire de Hazem Alhamwi (All., Fr., Sur., 2014).

Ancien étudiant des Beaux-Arts né en 1980, le réalisateur syrien Hazem Alhamwi se souvient de sa vie en Syrie, de son enfance à la révolution née du printemps arabe, en 2011. Dans un pays paralysé par l'oppression et le culte du chef, il a trouvé sa voie entre les quatre murs de sa chambre, dessinant comme un forcené pour traduire la peur et la douleur qui oppressaient voisins, amis, artistes et créateurs. Des dessins qu’en 2011, il commence à filmer pour les croiser avec les témoignages, parfois anonymes, de son entourage. Plusieurs de ses interlocuteurs, ayant déjà connu de longues années de prison, redoutent de nouvelles répressions. D'autant qu'entre le début du tournage et sa fin, il y a quelques mois, la situation n’a cessé d’empirer. Plus ou moins libre au début de la révolution, la parole est devenue dangereuse. Filmer, malgré le danger qui guette... Ave…

Chronique de massacres annoncés

Une table ronde est organisée le 26 janvier par la Société d'études syriaques à propos du livre de Florence Hellot-Bellier :
Chroniques de massacres annoncés : Les Assyro-Chaldéens d'Iran et du Hakkari face aux ambitions des empires (1896-1920)  (Cahiers d'études syriaques 2), Paris, Geuthner, 2014.
Elle rassemblera les interventions de l'auteur et de Bernard Heyberger, directeur d'études à l'EPHE, de Henry Laurens, professeur au Collège de France et de Herman Teule, professeur aux universités de Leuven et de Nijmegen. 
Elle se tiendra de 17 à 19h au Collège de France, 3 rue d'Ulm, 75005 Paris, salle du rez-de chaussée.



Syrie, enfants en guerre

Mardi 13 janvier à 23 h sur France 2 : Syrie, enfants en guerre, documentaire de Yuri Maldavsky (Fr., 2014, inédit) :


"En trois ans, près de 200 000 civils et combattants ont été tués en Syrie dans la guerre opposant les forces rebelles à celles de Bachar el-Assad. Tous les jours, les hélicoptères lâchent des bombes sur la ville rebelle assiégée d'Alep. Les bombes mais aussi les snipers, le manque d'eau et de nourriture rythment le quotidien des civils qui ont décidé de rester et de résister. Moatez, 13 ans se prépare à devenir combattant, comme son frère Hussein, 16 ans, déjà moudjahidin, qui a rejoint les rangs de l'Armée syrienne libre avec son père. A travers les regards croisés de ces deux frères, le film révèle les espoirs, les certitudes et les doutes de ces jeunes Syriens."