Les trois fronts d'Al-Dawla al-Islamiyya ou "Victoire islamique" : III. La Syrie

Drapeau du Rojava


Les prises de guerre, en armes, en matériel et en argent (l'État islamique ou EI s’est emparé du trésor de la banque de Mossoul) ne peuvent avoir qu’un lourd impact en Syrie, puisqu’à la faveur de la débandade irakienne, les djihadistes se trouvent être le groupe terroriste le plus riche au monde, et munis d’un armement américain certainement plus performant que l’équipement de l’Armée syrienne de libération (ASL) et du PYD kurde. La continuité territoriale du « nouvel État » offre aussi un accès continu et sûr pour la circulation de ses combattants, entre Deir ez Zur, Raqqa et Mossoul.

La question était de savoir si le front « majeur » d’EIIL va continuer d’être la Syrie, et notamment Deir ez-Zour, ou bien si c’est l’Irak qui passera en premier dans ses priorités offensives. Mais l’établissement du nouvel État islamique passe autant par un renforcement des attaques contre les milices djihadistes rivales ou l’ASL que par une consolidation de leur positions à Mossoul. Il s’agit d’assurer la sécurité et la continuité des routes et de garder la main sur les champs pétrolifères saisis, que ce soit À Deir ez-Zour ou à Ninive. 

Par contre, EI s’est livré à plusieurs appels rassurants en direction de milices djihadistes adverses, dont certaines relevant de Jabhat al Nusra, qui ont fait défection en sa faveur, en des points locaux de la province. La politique d’EI, ici, suit la ligne prêchée en direction des sunnites irakiens : une « clémence » en cas de repentance.
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La ville de Deir e Zur est toujours disputée entre le régime, Jabhat al Nusra et l'État islamique. Jusqu’ici, EI a combattu principalement les rebelles syriens, adoptant envers le régime la même politique d'évitement qu’envers le Kurdistan d'Irak en Irak, mais ses récents gains militaires orientaux peuvent changer la donne.

Les frappes de l’armée syrienne et sa concentration sur l’ouest syrien changent aussi de cap, et visent maintenant Raqqa, Deir ez-Zour et Hassaké, sur les positions tenues par EIIL. Cela peut alléger la pression sur l’ASL à l'ouest, d’autant que les milices irakiennes chiites présentes en Syrie sont rappelées à Bagdad pour soutenir la défense du sud Irak. Le 15 juin, les forces aériennes syriennes auraient ainsi pilonné durant 24 h des places fortes tenues par EI, dans les régions de Raqqa et de Hassake.

Si cet allégement du front ouest peut voir un déplacement de l’effort militaire syrien contre EI, ce dernier  dont la puissance de feu est maintenant accrue et les déplacement facilités, concentre aussi ses assauts sur les territoires kurdes qui coupent ses propres zones, et d’abord Kobanî, enclavé entre la Turquie et EI d’ouest en est. Hassaké est plus difficile à faire tomber, de part la persistance d’une présence des forces gouvernementales, et Afrin est, elle, bouclée entre l’ASL et le bastion alaouite. Entre Raqqa et Deir ez Zur, les lignes de front d’EI se mêlent ainsi à celles des Kurdes YPG, tout comme à Ninive et Kirkuk, ils côtoient de près les Peshemrgas du GRK. Mais si au Kurdistan et en Irak, EI évite généralement de disperser ses forces entre les Kurdes et les Irakiens, il n’en va pas de même en Syrie, d’autant que les YPG sont vus comme des alliés du camp chiite (Baath + Maliki + Iran) et que si les Peshmergas du GRK adoptent une attitude strictement défensive, de leur côté, les YPG tentent, en vain, de déloger EI des  régions qu’il occupe et qui coupent les trois ‘cantons du Rojava’. 

En riposte, l’EIIL sème la terreur dans les villages autour de Ras al ‘Ayn- Serê Kaniyê et Tell Abyad, avec des massacres de civils et des exécutions par décapitations ou crucifixions dont la diffusion sur Internet, par différents réseaux sociaux (tant d’eux-mêmes que des Kurdes) a pour effet de frapper les esprits et de servir d’avertissements ou d’intimidations (mais aussi de mobiliser davantage les Kurdes et tous ceux qui ont à craindre EI).


La réaction du PYD et du PKK à la chute de Ninive et au déploiement des Peshmergas sur les régions abandonnées par les Irakiens a été, dans les premiers jours des attaques, un appel à « l’unité » et à la défense générale du Kurdistan au cas (improbable) où EI menacerait son existence. Le porte-parole des YPG assurait même, dans une déclaration, être prêt à combattre aux côtés des Peshmergas (l’envie du GRK de voir arriver sur son sol les troupes des YPG-PKK doit être aussi grande que celle du PYD de voir arriver dans ses « cantons » les peshmergas du Conseil national kurde de Syrie ou du GRK).

Les peshmergas de Rabia et les YPG de Yaroubia se sont même rencontrés le 10 juin afin de coordonner la défense des frontières contre EI (source YPG). Depuis le départ des Irakiens, les positons respectives des Kurdes restent les mêmes : Yaroubia tenue par les YPG, Rabia par les Peshmergas. Plus au sud, c’est EI qui contrôle la frontière syro-irakienne, qui est ainsi totalement perdue par l’armée irakienne. 

Le KCK (c’est-à-dire le PKK) avait de même, le 11 juin, appelé à l’unité pour défendre « le sud et l’ouest » du Kurdistan, en affirmant qu’ayant échoué à prendre le « Rojava », EI se tournait maintenant contre le Başûr (le sud)  directement « menacé », ce qui contrastait singulièrement avec le calme et l’assurance que les Kurdes du « sud » affichaient devant EI et la confiance qu’ils éprouvent devant leur force de résistance. 

Cela faisait plusieurs mois, aussi, que le PYD appelait à une « entente » avec la Turquie (dont un accord pétrolier), d’autant que sur le terrain, devant les avancées d’EI, l’ASL et les YPG s’étaient trouvé un adversaire commun et une trêve avait précédé une collaboration militaire. Le 21 juin, Bashira Darwish, membre de l’exécutif du PYD, dans un entretien avec l’ANF (agence de presse du PKK) indiquait être de retour d’Istanbul où, le 7 juin, une délégation y avait rencontré plusieurs organisations  dont le Conseil national syrien (à qui aux début de la révolte syrienne, le PYD reprochait d’être soutenu précisément par la Turquie) en même temps qu'elle assistait au congrès du HDP-BDP le parti pro-kurde et proche du PKK en Truquie. 

Revirement assez prononcé par rapport à 2011- 2013, Bashira Darwish assurait avoir pour objectif de « rassembler l’opposition en Syrie sous un même toit ». Mais interrogée sur un dégel des relations du PYD avec la Turquie, elle reconnaissait que diplomaiquement, les relations n’étaient pas très amicales. De ce qu’il ressort du compte-rendu, le PYD y allait surtout pour aligner ses programmes politiques avec le processus de paix du BDP et d’Öcalan :

« On ne peut pas dire que nous avons établi des relations très chaleureuses avec la Turquie. Des délégations se sont certes rencontrées mais on ne peut pas dire qu’elles ont eu lieu comme faisant partie d’une relation sérieuse et durable. Nous, dans la région du « Rojava » nous sommes administrativement liés à la Syrie. Mais nous avons des frontières avec la Turquie et l’Irak. Ainsi, nous avons des rencontres avec ces deux États. Quand nous regardons les attaques menées par EIIL, nous voyons que ce n’est pas seulement le Rojava mais aussi la Turquie et l’Irak qui sont menacés. Notre désir est qu’un environnement de paix puisse se développer qui inclurait le Rojava. Concernant la Turquie, la tâche la plus importante à cette fin est pour nous de prendre des pas concrets pour répondre à l’appel lancé par le leader Apo (Öcalan) et pour avancer dans le développement du processus de paix. AInsi notre relation avec la Turquie s’améliorera en même temps que le déeloppement du processus de paix. » (source ANF).

Interviewé le 13 juin par le journal turc Bianet, Salih Muslim, le co-président du PYD, avait aussi réitéré les appels à l’unité des Kurdes, en se plaignant une fois de plus que jusqu’ici, son parti avait été le seul à combattre EI (faisant mine d’ignorer l’ASL et JN contre qui EI passe son temps à se battre) et que la Turquie n’avait jamais saisi la main tendue pour une collaboration commune ;  la chute de Mossoul en était le résultat direct :

« Nous avons constamment frappé à la porte, tendu une main, mais elle fut laissée pendante. La Turquie doit faire face aux faits, maintenant. Faisons quelque chose ensemble, ou le danger est sur nous tous. »

En parralèle, au moment où EI entrait en Irak et où le PKK appelait à l’unité, le journal Basnews rapportait une rencontre entre le PYD et le PDK de Barzani à Ankara, dont le sujet principal était l’avenir du Kurdistan syrien. Les deux parties avaient convenu, semble-t-il, de cesser de s'attaquer rmutuellement dans les media et de tenter de trouver un accord au sujet de l’ouverture du poste-frontière Sêmelka-Pêsh Khabur. Selon le même journal, le KCK (les Communautés kurdes émanant du PKK) avait participé aux discussions.

Mais ce début de détente plus que d'entente entre le PYD et le PDK allait être sérieusement écorné (et peut-être tué dans l’œuf) par les déclarations émanant à la fois du PKK et du PYD dès que s'est précisée l’intention de Massoud Barzani d’organiser un référendum sur l’indépendance : hostilité envers un État kurde indépendant et accusation envers le PDK de faire partie d’un « complot » réunissant les pays envisagés comme favorables à l’avènement d'un État kurde : la Turquie et Israël, mais aussi les USA et l’Arabie saoudite, deux États qui ont plus en commun leur opposition à l’Iran que leur soutien aux Kurdes et c’est évidemment de là que vient ce revirement, qui coïncide avec les prises de positions très fermes de Téhéran à l’encontre de toute indépendance kurde.

Dans un entretien donné au journal pro-PKK Özgür Gündem, Cemil Bayik, l’actuel dirigeant du mouvement (au nom d’Öcalan) a accusé le premier le PDK de soutenir EI. 

Le 24 juin, le site de presse multi media Vice News publiait une interview complète du même Cemil Bayik où il affirmait que l’UE et les USA étaient « responsables directs » de la désintégration de l’Irak, par « leur soutien à l’islam politique » ; selon lui, l’avancée rapide d’EI et l'absence de résistance qu’il a rencontré en Irak ne peut venir que d’« un plan pré-établi avec des puissances régionales et internationales », dont l’objectif principal est de désintégrer les populations et les États et d’éliminer les forces révolutionnaires du Rojava ».

Au même moment, un responsable du PYD déclarait sur sa page facebook, que « La Turquie, la Grande-Bretagne (sic) et les USA tentaient d’attirer les Kurdes dans un combat contre les autres nations de la région qui mènerait à la guerre », en ajoutant que Massoud Barzani était utilisé à cette fin comme une arme contre le PKK et que le PDK avait des liens avec EI :

« Proclamer un État kurde indépendant poussera les groupes militants (EI) à  venir dans les régions kurdes et à y combattre ».

Toujours le 24 juin, dans un entretien accordé à Al Monitor, Salih Muslim a accusé soudain la Turquie de soutenir EI, ne serait-ce qu’en laissant passer ses militants par la frontière, ou bien en soutenant directement des groupes armés, même si cela entrait en contradiciton avec la prise d’otages de Mossoul :

« L’été dernier, à Serê Kaniyê, nous avons vu ouvertement ce soutien. La Turquie soutient ouvertement EIIL. Il y a des témoins »

Salih Muslim fait aussi état de « divers documents » trouvés sur le corps de combattants d’EI tués et qui prouveraient leur séjour en Turquie. Il assure aussi ne pas croire à la thèse de « l’État profond qui agirait sans le consentement d’Ankara. Au minimum, selon lui, le pays ferme les yeux devant les allées et venues de l’organisation.

Or, en mars dernier, c’était le régime syrien qui était accusé par le PYD de soutenir en secret EI contre le PYD que ce soit par le porte-arole des YPG, Rêdûr Xelîl, qui nommait directement Al Assad  ou par le même Salih Muslim, qui déclarait, également dans le Monitor (27/3/14) que Damas était derrière les attaques d’EI contre les Kurdes, ce qui justifiait une collaboration entre l'ASL et les YPG. 

Quelques jours plus tard, le journal Özgür Gündem rapportait, sur la foi de « la copie d’un document montrée à leur correspondant par un diplomate qui a des années d’expérience au Moyen Orient » (l'original de cette copie aurait été vendu aux officiels irakiens pour 4 millions de $, il n’y a pas de petits profits) une rencontre secrète qui aurait eu lieu, le 1er juin, à Amman, la capitale jordanienne, entre le PDK et les Baathistes (irakiens plus que syriens, probablement) ; rencontre dont les USA, la Joprdanie, la Turquie, Israël et l’Arabie saoudite avaient eu connaissance. Tout ceci afin d’élaborer un plan  pour permettre à EI d’attaquer Mossoul et d’avancer sur Bagdad. 

Averti de la rencontre, l’Iran, lui aussi au courant, aurait menacé de représailles Massoud Barzani. Et le mystérieux diplomate a même pu établir la liste des invités dont le représentant des services jordianiens, Salih Kelob, Azad Berwarî pour le PDK (il avait aussi fait le voyage à Damas pour rencontrer Bashar Al Assad quand, au printemps dernier, Kobanî était encerclé par EIIL), des représentants de diverses organisations islamistes (certaines du Maghreb), Izzat Ibrahim al-Douri, le leader de l’Armée des Naqshbandi, un représentant de Mollak Kerkar, etc.

Quant à Massoud Barzani, contrairement à ce que l’on pouvait croire, il n’était pas en France ni en Italie 4 jours avant la rencontre (ça devait être un sosie sur les photos avec le pape) mais à Amman pour jouer un rôle actif de préparation à la rencontre (il devait essuyer les tables et préparer les gobelets à café). Aussi l’Iran lui aurait envoyé Ahmed Chalabi pour lui dire d’arrêter son soutien à EIIL ou il allait lui en cuire. L’Iran a dans le même temps assuré Maliki de son soutien militaire et qu;’il n’avait pas besoin d'en demander aux USA (ça tombe bien, ils n’ont pas l’intention de lui en donner).

Bref, hormis ce salmigondis, où Israël marche main dans la main avec les Salafistes, le PDK avec EI, la Turquie avec tout le monde, sauf l’Iran, qui est tout seul, apparemment, pour défendre l’Irak, il suffit de regarder rapidement la chronologie des événements pour voir que les attaques du PKK-PYD suivent les déclarations de Massoud Barzani à CNN, le 23 juin, au sujet de son intention de référendum et la déclaration du porte-parole iranien des Affaires étrangères vient le 25 juin, avertissant le GRK de ne pas « diviser » l’Irak, en devenant un État détaché et (surtout) allié à la Turquie). 

Depuis ce moment-là, tous les cercles plus ou moins affiliés au PKK y vont de leur avertissement sur le futur Kurdistan d’Irak. Le député Hatip Dicle (BDP) à peine libéré de prison n’a rien trouvé de plus pressé de déclarer que Kirkuk n’était pas kurde. Il va au moins doper sa popularité auprès du Front turkmène de Kirkouk… Quant à l’UPK, il semblerait que des scissions se fassent jour (encore une fois) entre les pro-référendum et les anti (plus sensibles à la sensibilité de l’Iran) d’autant qu’ils en sont encore à se choisir un leader (et éventuellement désigner leur candidat à la présidence de l’Irak).

Sur le terrain militaire du Kurdistan syrien, comme prévu, c’est à Kobanî, le point le plus vulnérable des régions tenues par le PYD, que s’est concentré l’effort de guerre d’EI contre  les YPG. Depuis un peu moins d’une semaine, le front a évolué des attentats quasi quotidiens ou des escarmouches entre villages, vers une offensive qui rappelle celle du printemps. Ce serait une centaine de djihadistes venus dans la zone (source YPG) et un lourd bombardement au mortier des environs. Les mêmes sources YPG indiquent avoir tué une centaine de combattants d’EI.

Le canton de Kobanî a décrété la mobilisation générale et ses commandants, ainsi que Qandil (PKK), ont appelé toute la « jeunesse kurde » de tout le Kurdistan à se joindre au combat. Dans ces opérations, l’alliance militaire entre l’ASL et les YPG se poursuit avec des opérations conjointes à l’ouest du canton (proche des positions ASL).

Le PKK et le PYD ont aussi – paradoxalement – appelé à l’aide le GRK (alors qu’il est supposé avoir tout combiné avec Israël). Murat Karayilan, l’ancien dirigeant du conseil de présidence du PKK que Bayik a évincé, est sorti de son silence pour  avertir Massoud Barzani que si EI contrôlait Kobanî, demain ils contrôleront Kirkuk » (nonobstant le fait que tout ça a été conçu à Amman).

Encore hier, l’aide demandée au GRK de la part du PKK n’était pas très claire. Ouvrir la frontière ? Kobanî est séparé de Hassaké par EI. Une intervention des Peshmergas en Syrie, sur les terres du PYD ? Encore moins probable. 

Quant à Salih Muslim, il vient de demander (via le site de presse officiel de l‘UPK) des tanks et des armes de la part du GRK (qui n'en a probablement pas de trop contre EI et ses nouvelles armes américaines), mais rien de précis n'a émané des YPG ; d’ailleurs les Peshmergas sont assez occupés à garder Kirkouk et à se défendre actuellement des premières frappes aériennes irakiennes (les avions russes sont enfin arrivés).

Commentaires

  1. Anonyme9:59 PM

    dans ce chaos, le PKK ne se bat pas uniquement pour un kurdistan, il se bat pour la paix, la démocratie, les droits de la femme, pour un partage des richesses, pour l'environnement. Allez voir à Erbil la position de la femme ?
    Le kurdistan Rojava est un bastion du PKK et le restera. Le Kurdistan du Nord est naturellement un bastion du PKK, que dire de l'Iran avec le PJAK. Lorsqu'on regarde l'Irak , Barzani a perdu des voix et la montée du parti Goran n'est pas non plus un hasard.

    Un détail, l'EIIL ne s'est pas emparé comme l'ont fait savoir les médias l'argent de la banque de Mossoul, l'argent avait disparu avant la prise de Mossoul, le préfet -Barzani et Erdogan ni sont pas innocents.

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  2. Ah c'est Barzani qui, en plus de fricoter avec le Baath et les Saoudiens à Amman, a fait le casse du siècle à Mossoul, en compagnie d'Erdoğan ? Je suppose que cela vient de la même source diplomatique de 'l'homme masqué qui a une longue expérience du Moyen-Orient et de la photocopieuse'…

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    1. Anonyme2:20 PM

      Cette article na absolument aucun autre but que de monter les kurdes les uns contre les autres. C'est honteux de faire tant d'amalgames surtout lorsque soi-même l'on se base sur des sources auxquelles on reproche un certain subjectivisme. C'est d'autant plus honteux que vous faite dire aux gens ce qu'ils ne veulent pas dire. C'est simple vous n'avez aucun lien vital avec la réalité kurde (la souffrance quotidienne des kurdes). Vous couper les déclarations de leur cadre politique et de l'approche politique que chaque mouvement kurde défend. On sait tous que le dénominateur commun des états nations et le maximum de profit et cela n’exclut pas le genre de rencontre dont vous citez avec tant de critique. Et même si cette rencontre n'a pas eu lieu avant l'attaque le l'EI cela n'empêche pas qu'un diplomate est donné une telle information au PKK. Je passe autre ses intentions et celles du PKK en faisant référence à cette Hypothétique réunion que le PKK lui meme n'est pas sure qu'elle a eu lieu. Cela n’empêche qu'il y a un consensus et un dénominateur commun entre les différentes forces favorable à l'idéologie état-nation. Le fait est que le PKK ne fait que soulever la question contrairement à vos allégations qui lui font dire ce qu'il ne dit pas. Pour ma part je ne serrait absolument pas étonné qu'une telle rencontre est eu lieu et cela bien même si je pense que les forces en question ne sont pas aussi intelligentes et que eux me ne savent absolument pas comment sortir du système qu'ils ont créer. Comme vous avec vos postulats idéologiques n'ayant aucun rapport d'adéquation avec la réalité quotidienne des kurdes. vous coupez les déclarations et les événements de leur contextes réels pour justifier vos propre postulats. Question de paradigmes...!

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