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Musique de l'époque qajare, ensemble Delgosha



Vient de sortir, INEDIT, 2014, Maison des cultures du monde : Musique de l'époque qajare

Par l'ensemble Delgosha :

Siamak Jahangiry, flûte ney, direction
Pantea Alvandipour, chant
Elmira Mardaneh, viole kamancheh
Hamid Khansari, luth à manche court ud
Ariya Piratâi, luth à manche long târ
Vahid Fataei, tambour calice tombak

La Perse fut un creuset majeur du maqâm, cet univers musical savant dont l’influence s’est étendue le long des Routes de la Soie jusqu’aux confins de la Chine et de l’Inde. Mais c’est au milieu du XIXe siècle, sous le règne des Qajars, que l’art musical persan connaît son apogée. Le radif, c’est-à-dire le répertoire savant, est entièrement repensé et réorganisé, sans rompre cependant avec la tradition. Il s’enrichit de formes nouvelles comme le prélude pishdaramad ou l’intermède chaharmezrab et le chant prend une importance qu’il n’avait pas auparavant, concourant à un regain de la poésie. Jusqu’alors, les musiciennes étaient cantonnées à l’espace féminin. Elles commencent à paraître en public. La plus remarquable est Qamar ol-Molouk Vaziri, que ce soit par l’étendue de son registre, la rapidité et la souplesse de son vibrato, la délicatesse des ornements. 80 ans plus tard, Pantea Alvandipour fait revivre ce style vocal inimitable avec ses étonnantes brisures de la voix qui magnifient l’expression dramatique du chant. Elle est accompagnée par l’ensemble Delgosha, un petit ensemble instrumental dirigé par Siamak Jahangiry, un jeune maître de la flûte ney qui incarne la relève de la tradition musicale persane et auquel on doit les arrangements des deux suites de cet album : Avaz Afshari et Avaz Dashti, composées de préludes, de pièces vocales libres ou rythmées, d'interludes et d'improvisations instrumentales.
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