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Affichage des articles du novembre, 2013

Amêdî : Un minbar de bois de 1153 au musée de Bagdad

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Une des plus belles pièces des salles d'art islamique du musée de Bagdad, qui a survécu heureusement au pillage, est ce minbar (chaire à prêcher) de bois sculpté, qu'une inscription en coufique date de 1153 et indique sa provenance : une mosquée d'Amadiyya, aujourd'hui disparue ( ce n'est pas la mosquée que l'on peut y voir actuellement, qui a été construite au 13e s., probablement sous le règne du fils de Badr Ad-Din Lu'ulu, l'illustre atabeg de Mossoul).
En 1153, cela faisait dix ans que l'atabeg Zengî, le père du futur et illustre sultan Nur Al-Dîn, avait pris la citadelle aux Kurdes Hakkari.  Le minbar est une commande de son gouverneur, un certain Qaradja, sûrement mis en place par 'Imad Ad-Dîn Zengî. Il fait 2 m 50 et 96 cm de large. est en bois de mûrier, a des panneaux partiellement restaurés, une belle inscription coufique et un décor qui rappelle le style de Samarra.
De la même mosquée proviennent aussi les portes de bois, qui datent d…

Mes Étiopiques : Arménie, pour cette seconde d'éternité

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Dimanche 1er décembre à 11 h 30 sur France 2 Documentaire : Mes Éthiopiques, série documentaire de Jacques Debs  : Arménie, pour une seconde d'éternité (1/4) ; Le Jour du Seigneur, France, 2013.
Le réalisateur Jacques Debs est né au Liban et ne cesse de s'intéresser aux problématiques touchant le Moyen-Orient. En 2012, il part au Liban, en Inde, en Ethiopie et en Arménie à la découverte des "églises premières", évangélisées par les apôtres. Il en revient avec la série "Mes Ethiopiques" diffusée pendant l'Avent 2013 dans l'émission du Jour du Seigneur. Entretien avec Jacques Debs à lire ici.







À lire aussi le livre tiré des reportages : À la rencontre des Églises premières : Au Liban, en Arménie, en Éthiopie et en Inde, aux éditions Albin Michel, paru le 30 octobre dernier :





Ce livre est le récit, des voyages et rencontres qu’a faits Jacques Debs pour réaliser quatre films sur les "églises premières" en Orient, produites par l’émission "…

L'escale

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Sortie mercredi 27 novembre : L'Escale, documentaire de Kaveh Bakhtiari :

A Athènes, le modeste appartement d’Amir, un immigré iranien, est devenu un lieu de transit pour des migrants qui, comme lui, ont fait le choix de quitter leur pays. Mais la Grèce n’est qu’une escale, tous espèrent rejoindre d’autres pays occidentaux. Ils se retrouvent donc coincés là, chez Amir, dans l’attente de papiers, de contacts et du passeur à qui ils confieront peut-être leur destin...
"Les migrants, fustigés par l’extrême droite, sont devenus les boucs émissaires des malheurs de la Grèce. Maintenant, ils sont pourchassés, tabassés ou tués par les gros bras d’Aube Dorée, un parti ouvertement xénophobe. Afin d’échapper aux agressions, beaucoup ont quitté Athènes pour se cacher dans les forêts. Mais il reste évidemment des Grecs qui font de leur mieux pour les aider, bien que maintenant certains pensent aussi à quitter leur pays…" Kaveh Bakhtiari.

Les enfants de Belle Ville

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Mardi 26 novembre à 22 h 10 sur OCS City : Les enfants de Belle Ville, par Asghar Farhadi.
Synopsis : Akbar est jeune, il vient d’avoir 18 ans, mais Akbar est condamné à mort. Alors qu’il attend son exécution dans une prison de Téhéran, son meilleur ami et sa sœur vont tenter d’obtenir le pardon du père de sa victime, seul moyen pour lui d’échapper à son destin.

Nasseredin Shah et ses 84 épouses

Mardi 26 novembre à 20 h 40, sur  Histoire : Nasseredin Shah et ses 84 épouses. par Mohsen Makhmalbaf.

En 1900, à l'occasion d 'un voyage en Europe, le roi Nasseredin, en compagnie de son photographe, achète à Paris une camera. De retour en Iran, il organise des projections a la cour, auxquelles assistent ses quatre-vingt-quatre femmes et ses deux cents enfants. 

Ensemble Aşık d'Israël

Ensemble Asik d'Israël
Anomarel Abdullah OGEN, baglamas, kopuz
Yochai SAGI, baglamas
Moriya KASTRO, voix
Gilad WEISS, guitare sans frettes, baglamas
Ido ESHED, percussions L'Ensemble Asik est né de l'enthousiasme de 5 musiciens nomades venus d'Israël. Tous formés traditionnellement auprès de maîtres privés ou d'Ecoles officielles, ils véhiculent un envoûtant répertoire de musiques populaires et rituelles collectées à travers la Turquie, le Kurdistan, d'Iran, d'Azerbaijan, la Georgie et autres horizons, transmis par le chant et les instruments d'origine, et inspiré de poètes soufis.

Amêdî en 1850

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Percy George Badger (1815-1888), missionnaire anglican et orientaliste, versé particulièrement dans l’étude des églises d’Orient. Il fut ainsi nommé par l’archevêque de Cantorbery comme mandataire auprès des églises de Mésopotamie et du Kurdistan. 
Son livre est en 2 volumes, le second est une étude poussée et descriptive des rituels et de la liturgie nestorienne. Mais le premier narre ses expéditions de reconnaissance pour voir où en est, démographiquement et économiquement, la communauté nestorienne. Autant le dire : il ne semble guère apprécié l’entreprise de conversion des Nestoriens à l’église chaldéenne dont parlait Layard 4 ans plus tôt en 1846. Normal, il est Anglican et en tant que missionnaire, il doit peu aimer que Rome prenne la main. De plus, en tant qu’Anglais, il y voit aussi l’entreprise des Français… 

En 1850, c’est Mar Yousef qui est patriarche chaldéen de Mossoul qui est aussi évêque du siège épiscopal d’Amadiyya. À cette époque, Amedia est en effet chaldéenne et il…

Par temps de paix

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L’Institut kurde de Paris vous invite
le samedi 30 novembre 2013 à 1 6h00   au vernissage de l’exposition de photographies  d'Alexandre Mouthon  Photographe freelance et géographe 
 Par temps de paix
 Au printemps 2011, en pleines élections législatives turques, un géographe se rend à bicyclette dans le Sud-Est anatolien. En mai 2013 il se rend une nouvelle fois au Kurdistan de Turquie où il tisse des liens avec des habitants de Mardin, de Nusaybin et de Sîlopi et revient avec une nouvelle série de belles photographies de ces villes.
 Institut kurde de Paris 106, rue La Fayette, F-75010 Paris M° Poissonnière - Gare du Nord - Gare de l’Est.

L'exposition sera ouverte au public du 10h00 à 18h00. du 2 au 14 décembre 2013. Entrée libre.

Like someone in love

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Vendredi 22 novembre à 20 h 50 sur Canal+ Cinéma : Like someone in love, d'Abbas Kiarostami (2012).


Un vieil homme et une jeune femme se rencontrent à Tokyo. Elle ne sait rien de lui, lui croit la connaître. Il lui ouvre sa maison, elle lui propose son corps. Mais rien de ce qui se tisse entre eux en l’espace de vingt-quatre heures ne tient aux circonstances de leur rencontre.


Kudsi Erguner, retour au souffle

Mercredi 20 novembre à 15 h 00 sur France Culture. Tout un monde, M-H Fraissié.


Poulet aux prunes

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Mardi 19 novembre à 20 h 45 sur Ciné + Émotion : Poulet aux prunes, de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud (2011).


Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d'attendre la mort. En espérant qu'elle vienne, il s'enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuse, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l'ange de la mort, et nous révèlent l'avenir de ses enfants... Au fur et à mesure que s'assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d'amour qui a nourri son génie et sa musique...

La prophétie d'Abouna

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De Fawaz Hussain, paraît aujourd'hui, chez Gingko éditeur.
Abouna («Notre père» en arabe) est le nom par lequel les prêtres chrétiens sont désignés en Orient. Il s'agit ici du directeur de l'école dans laquelle Mohamed, le jeune Kurde syrien, est éduqué et apprend le français. Prenant l'enfant sous son aile, Abouna l'incite à persévérer et forge ainsi la prophétie qui le guidera toute sa vie.
Septembre 1978. Mohamed débarque à Roissy, la tête remplie des romans de Balzac et d'un immense espoir : conquérir la capitale et ses lettres. Ainsi commence la saga tragi-comique de celui qui, désormais, se fera appeler «Momo», par discrétion et pour attirer plus aisément les filles. La prophétie d'Abouna est l'histoire de la découverte de Paris, de ses habitants et de leurs coutumes parfois étranges. Le Paris des étudiants étrangers vivant dans la capitale : vies rythmées par les études et les petits boulots, les espoirs et les craintes, les joies et les échecs, vi…

Valse avec Bachir

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Dimanche 17 novembre à 20 h 30 sur LCP Assemblée Nationale : Valse avec Bachir, d'Ari Folman (2008) :


Synopsis : Valse avec Bachir est un film autobiographique. Ari Folman, metteur en scène israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 ! Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades. Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes. Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images…

Şivan Perwer û Îbrâhîm Tatlises

C'est la prestation scénique de la semaine (voire du mois ou de l'année) même si ce n'est pas tout à fait pour des raisons artistiques :  Şivan Perwer de retour à Diyarbakir, après 37 ans d'exil, aux côtés d'Ibrahim Tatlises (dont les séquelles physiques montrent qu'il revient de loin, lui aussi, mais pour d'autres raisons), et ce devant le Premier Ministre turc et le président du Gouvernement régional du Kurdistan d'Irak.

Bras de fer du PKK et du PDK sur le terrain syrien

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Les relations entre le PYD et le reste des partis kurdes du Conseil national kurde ne s’améliorent guère et en parallèle, celles avec la Région du Kurdistan d'Irak se sont franchement envenimées depuis un mois. Car au final, comme l'a résumé Ibrahim Birro (Al Monitor), leader du Parti de l’Unité, seuls deux partis se disputent réellement le Kurdistan de Syrie : le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani et le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), officiellement présidé par Abdullah Öcalan mais dont la direction est aujourd'hui éparpillée entre ailes politique, militaire, syrienne, turque, iranienne.
 La réunification de quatre partis kurdes syriens proches du PDK, le mois dernier, est une tentative de plus (il y a eu bien des précédents) de reformer le Parti démocratique du Kurdistan de Syrie tel qu’il a été fondé en 1957 qui était alors proche du mouvement de Mustafa Barzani, sous la bannière du PDK-Syrie (ou Al Parti)d’Abdulhakim Bashar : le Parti…

Une famille respectable

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Mercredi 13 novembre à 20 h 45 sur Ciné+ CluB : Une famille respectable, un film de Massoud Bakhshi.

Synopsis : Arash est un universitaire iranien qui vit en Occident. Il retourne donner des cours à Chiraz où vit sa mère, loin de Téhéran. Entraîné dans un tourbillon d’intrigues familiales et financières, il replonge dans un pays dont il ne possède plus les codes. A la mort de son père, découvrant ce qu’est devenue sa "famille respectable", il est contraint de faire des choix.
Massoud Bakhshi a fait croire à ses techniciens et aux acteurs qu'ils allaient tourner un documentaire. Interloqués, ceux-ci ont cru à une mauvaise blague et ont rétorqué à Bakhshi qu'ils ne travaillaient que sur des fictions. Le réalisateur leur a cependant expliqué sa vision : "Je ne vois pas le cinéma autrement. Faire un documentaire signifie que je dois croire à l’histoire. A l’écriture du scénario, j’ai constamment cherché, pour chaque personnage, chaque détail, chaque anecdote, un lie…

L'histoire d'Amêdî vue par ses juifs

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En 2004, Mordechai Zaken soutenait sa thèse Jewish Subjects and Their Tribal Chieftains in Kurdistan, un ouvrage essentiel sur l'histoire des juifs du Kurdistan, par le biais du système de relations et de dépendance entre les rayas et leurs aghas kurdes, et ce jusqu'à leur départ, en 1951-52. Collectant un grand nombre de témoignages oraux parmi ces juifs ayant émigré en Israël, ces récits et souvenirs irremplaçables retracent une autre histoire de Zakho, Duhok, Amadiyya, Akra, Sulaymanieh, venant compléter celles des musulmans, des yézidis et des chrétiens.
Si Zakho, à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle était surnommée la "Jérusalem du Kurdistan", il n'en avait pas toujours été ainsi et nous avons vu, avec les histoires de David Alroy et d'Arsenath Barzani, qu'Amadiyya a été longtemps la place principale des élites juives du Behdinan.
Citant les voyageurs Rich (1820) et David D'Beth Hillel (1826), Mordechai Zalen confirme qu'Amadiyya…

Nishtiman

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Accord croisés, le 5 novembre 2013 (disponible en mp3 le 9 décembre).

Kurdistan : Iran, Iraq, Turquie.
Compositeur : Sohrab Pournazeri.
Hussein Zahawy : Daf, Darbouka, Dayera ; Sohrab Pournazeri : Kamanché, Tanbur, Chant ; Goran Kamil : Oud ; Ertan Tekin : Zorna ; Myriam Ebrahimpour : Chant ; Robin Vassy : Percussions ; Leila Renault : Contrebasse.

Danghak la Zagros (Ertan Tekin)
Nishtiman
Yar yar (Sohrab Pournazeri)
Ajwiju
Sahari (Sohrab Pournazeri)
Ghasam
Paro (Sohrab Pournazeri)
Deli berindar (Maryam Ebrahimpour)
Joot (Hussein Zahawy, Robin Vassy)
Lawek (Goran Kamil).




Nishtiman, une aventure musicale pionnière et audacieuse, qui célèbre l'unité et la diversité du Kurdistan iranien, irakien et turc. Nishtiman signifie patrie, tout simplement. On connait la musique du Kurdistan turque, la musique des Kurdes d’Irak, la musique des Iraniens kurdes, la musique de la Syrie kurde – et toutes les variations syntaxiques que peut inspirer la géographie du peuple kurde, divisé entre quatre pays. …

Entre Qandil et Gezi Park,le BDP tente le grand écart électoral

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Après l’annonce par Erdogan de réformes décevantes et quasi-inexistantes, il était prévisible que le parti BDP et le PKK dénoncent l’immobilisme du gouvernement AKP et remettent en question le « processus de paix » (surtout de la part du PKK, qui est encore bien plus impliqué que le BDP avec le retrait de la guérilla en Turquie).  Mais aucune déclaration de déception ou de frustration de la part des diverses ailes du mouvement kurde ne peut réellement infléchir ses choix politiques sans tenir compte de l’assentiment d’Abdullah Öcalan, dont on attendait la réaction. Le 8 octobre, ce dernier a reçu la visite de son frère (comme en janvier dernier, le frère passe avant le BDP pour cueillir les réactions à chaud) qui a ensuite rapporté ses propos à l’agence de presse DIHA, précisant qu’Abdullah Öcalan avait l’intention de faire part de son opinion le 15 octobre, date qu’il avait déjà donnée comme « ultimatum » à la Turquie pour qu’elle avance concrètement dans le processus de paix.  Mais enf…