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Des grévistes de la faim en garde à vue

Une grève de la faim dont on a moins parlé que celle lancée par le PKK pour Öcalan est celle de l'Association des handicapés du Kurdistan d'Irak, dont le mouvement a été soutenu et relayé par la Fédération des organisations de la société civile de Souleimanieh et par WADI, l'ONG kurde en pointe pour la lutte contre l'excision.

Cette association de handicapés, qui aurait 3000 membres,  a lancé une campagne il y a 29 jours, à la fois pour alerter l'opinion sur le peu de moyens que le GRK donne aux handicapés et pour présenter au gouvernement une liste de demandes, concernant leurs conditions de vie, leurs revenus, leur accès à l'emploi. 

Les meneurs de la campagne dénonce l'insuffisance des aides financières qu'ils reçoivent pour 'vivre décemment'.

Autre problème posé, celui des personnes vivant dans les régions kurdes dont le rattachement à la Région est réclamé par le GRK : pour le moment, personne ne touche une quelconque allocation, ni des Kurdes ni de l'Irak.

Le 12 décembre, le groupe a été reçu au parlement d'Erbil par la commission des Affaires sociales et le ministre des Affaires sociales, des finances et de la santé. La commission parlementaire a indiqué que les députés avaient déjà accepté une allocation de 214 $, bien que les handicapés assuraient ne toucher que 129 $, ce qui laisse certains doutes sur la capacité du pouvoir législatif à faire appliquer les lois qu'il vote.

Aujourd'hui, la Fédération des organisations de la société civile de Suleimanieh, qui les soutient, a annoncé dans un communiqué de presse que tous les dangereux activistes en fauteuil avaient été arrêtés par la police d'Erbil et selon des témoignages, battus en garde-à-vue. Alors qu'ils tenaient leur mouvement devant les bureaux parlementaires de Suleimanieh, ils s'étaient rendus à Erbil devant les bureaux du Premier Ministre. Ils avaient aussi visité les bureaux de l'UNAMI (United Nations Assistance Mission for Iraq).

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