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Science, Animals and Nature

People often think it ridiculous that animals can have feelings or that they might possess the ability to reason. We are taught not to anthropomorphize animals, and chided for ascribing emotional motives to an animal's behavior. Animals are not to be seen as blindly acting out of instinct in all situations. Most animal lovers know this to be inaccurate. Yet even the most confirmed among that group usually has some degree of conditioned bias against other forms of life. Why is it that, unlike indigenous people, modern humans view animals and other life forms as inferior ? Some who has researched this question point to the development of alphabets and written language and the concurrent demise of oral traditions as the essential point of departure between ancient and modern culture. They argue that the development of written language inserted a wedge between humans and the rest of nature, leading to our current state of alienation. 


Pour ceux qui ne sont pas à l'aise en anglais, résumons le propos du livre : les animaux sont plus intelligents et émotionnels qu'on nous le fait croire en général, et nous avons seulement, nous, perdu la capacité de communiquer avec eux au moyen de 'l'intuition' c'est-à-dire, en fait, d'un échange télépathique, parce que, dès le plus jeune âge nous sommes éduqués à ne pas prendre au sérieux ces facultés naturelles, et à considérer tout ce qui n'est pas humain comme inférieur. Une des hypothèses essayant de tracer l'origine de ce fossé entre l'humanité et le reste de la 'nature' est donc l'invention de l'écriture.




Mais voilà, il y a d'autres hypothèses qui pointent d'autres coupables à cette fracture : Les Kurdes. Parfaitement. Encore eux.

I find the explanation of archeologist Marija Gimbutas more convincing. Gimbutas documents the rise and eventual dominance of a marauding culture, though to be Kurdish in origin, that invaded Old Europe from the northern desert starting about 7, 000 years ago. She identifies the impetus for this invasion as a severe drought in the north (documented in the archeological records) that led to a migration and conquest on the part of the drought survivors. This marauding culture superseded almost every aspect of the peaceful, egalitarian, nature-worshipping cultures that prevailed in Old Europe during prehistory. It eventually spread to other continents, shifting worldwide values and beliefs toward exploitation of animals and the rest of nature.


Selon la thèse de Marija Gimbutas, la société préhistorique de chasseurs-cueilleurs ou de proto-paysans non guerriers, égalitaristes et plutôt portés sur la vénération des valeurs et figures féminines, qui dominait à l'époque préhistorique dans toutes les sociétés du monde, a été balayée, d'abord en Europe et puis un peu partout, par l'irruption de 'mauradeurs' beaucoup moins pacifiques, chassés de leur habitat (situé au Kurdistan) par une sécheresse, et qui auraient ainsi conquis les terres occidentales où ils auraient émigré, en imposant des valeurs guerrières, inégalitaires, 'masculines'.




Cette théorie a été controversée par d'autres chercheurs, et également par l'auteur d'un best-seller sur sa guérison intérieur et son évolution spirituelle à travers le monde équin. Car les 'maraudeurs' kurdes avaient pu dominer les indigènes dont ils envahissaient les territoires grâce à la pratique équestre (un peu comme les cavaliers conquistadors ont exterminé les Indiens). Cet auteur, Linda Kohanov, défend la culture nomade et équestre contre les clichés qui font des cavaliers nomades d'irréductibles pilleurs, sanguinaires et destructeurs. Elle avance plutôt une autre thèse, assez courante, qui voit l'apparition de l'agriculture comme facteur principal de cette évolution (appropriation du sol, dressage et soumission des animaux, entassement de biens, donc nécessité de défense, etc.), un avis que Bruce Chatwin défend dans son très beau The Songlines ou Le chant des pistes :

In her book, Kohanov dismisses the idea of this invasion of Kurdish horsemen based on her assessment of the Kurdish culture. She feel it is unlikely that the Kurds would have done such a thing and ascribes the shift from the goddess religions to patriarchy as being the result of the rise of settled agriculture. Kohanov is concerned that nomadic horse cultures not be stereotyped as destructive and patriarchal, and that is a good point. She is also concerned that the horse not be blamed for the fall of the goddess societies, the idea being that without horses the invaders might not have been so successful. 


Cependant, d'autres travaux pourraient confirmer ce 'choc des civilisations' entre cavaliers virils et conquérants et pacifiques piétons matriarcaux, d'autant qu'il est facile de constater que nombre de cultures agricoles continuaient d'adorer des déesses de la fertilité (dont le culte s'est finalement poursuivi à travers la figure de Marie, et même au Kurdistan, il n'y a qu'à voir le nombre d'églises vouées à Notre-Dame-des-Semences) :


I share her concern about that; I love horses and don't want them to be the bad guys of prehistory. However, if one studies the body of Gimbutas's work and the excellent archeological data contained in Marler's work, From the Realm of the Ancestors: An Anthology in Honor of Marija Gimbutas, the data are pretty conclusive. Through the analysis of artifacts, architecture, radiocarbon dating, and DNA testing, it is evident that there was an invading culture from the north that superseded the prevailing cultures of Old Europe. Settled agriculture persisted for thousands of years within the goddess cultures of Old Europe. These cultures were only destroyed when exposed to the marauding or patriarchal culture that came from the north. I don't think one needs to paint all of the nomadic horse cultures with the same brush, but it seems undeniable based on the archeological evidence that at least some faction of this culture went amok sometimes about 7, 000 years ago.

 Ainsi, les ancêtres des Kurdes et leurs chevaux sont au cœur du débat entre les tenants d'une culture matriarcale et pacifique écrasée par l'agressivité guerrière patriarcale. 




Ce qui est amusant, c'est que ce stéréotype du nomade pilleur et destructeur a longtemps collé aux Kurdes, et que cette histoire de révolution anti-matriarcale néolithique a fait l'objet de très sérieux cours doctrinaux dans la guerilla du PKK. Finalement, les Kurdes devraient demander des royalties à James Cameron, comme ils l'avaient fait à Christopher Nolan

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