Congrès




Finalement, fait mon intervention tout en kurde. J'avais hésité parce que je n'avais jamais utilisé jusqu'ici le kurde comme langue de travail, et je me demandais si une présentation bilingue ne serait pas plus facile. Mais comme à 9 h du matin, il n'y a qu'une moitié de cerveau qui marche, il n'y avait plus de place pour l'anglais. Pas eu de trou, sauf pour le mot pehlewan que je ne retrouvais plus. Comme j'improvise toujours plus ou moins, je ne saurai dire si j'aurais tenu de meilleurs propos en anglais. Le fait de parler en kurde à des Kurdes de textes kurdes a certainement infléchi les propos, dans le sens où je ne parlais pas comme à un auditoire occidental, en présentant la poésie kurde soufi à des néophytes ; je me plaçais plutôt du point de vue kurde, ayant à transcrire cette littérature avec l'outil du français.





À 10h 28, les questions et commentaires ont commencé et j'essayais à la fois de comprendre le sormandji tout en pensant surtout à ma vessie emplie de trois cafés qui était sur le point d'exploser.

Mais, du coup, pas mal de gens pensaient que j'étais kurde du nord, surtout les Sorans. 

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