Hommage à Sheikh Ezzedin Hosseini




L’Institut kurde de Paris et la famille Hosseini vous invitent à une réunion d’hommage à

Sheikh Ezzedin Hosseini

Leader spirituel et peronnalité politique du Kurdistan iranien
décédé récemment en Suède.

Samedi 12 mars 2010, à 16h00 au siège de l’Institut.

"Le cheikh Ezzedine Hosseini naquit en 1922 dans la petite bourgade frontalière de Baneh au sein d’une famille de dignitaires religieux.Il participa de manière active au développement du mouvement de libération nationale du Kurdistan en adhérant dès le début des années 1940 au Zh.k. Komela.
En 1946 il prit part au processus qui aboutit à l’instauration de la république de Mahabad et par la suite il pérennisa son engagement en étant constamment présent en qualité de camarade de route et de référant moral et intellectuel aux cotés des combattants et activistes de la cause sacrée kurde. Durant les événements de 1978 et 1979 qui conduisirent à la chute de la monarchie il fit preuve d’une constance et d’une rigueur implacables dans la défense des principes fondamentaux de la démocratie, de l’Etat de droit et de ses corollaires tels que la liberté d’expression, la liberté de conscience et d’opinion, la redistribution équitable des richesses au sein du corps social, la relégation du fait religieux dans la sphère privée infirmant de cette manière la position quasi unanimement adoptée par ses collègues jurisconsultes, muftis et autres sans omettre bien entendu la souveraineté du citoyen et l’égalité entre hommes et femmes.
La pensée du maître pouvait se décliner autour du thème de la centralité de la providence divine qui est à l’origine de toute forme de vie insufflant au corps et à l’âme humaine le désir de progresser en intelligence et en harmonie avec son environnement immédiat rendant effectif l’universalité des merveilleux accomplissements et réalisations de ce dernier. Il croyait fermement en la capacité acquise par les hommes à prendre en mains propres leurs destinées en vertu de la primauté du principe du libre arbitre. L’être humain développe par voie de conséquence une relation privilégiée et personnalisée avec son créateur ne supportant aucune forme d’interventionnisme provenant de l’extérieur et à fortiori imposée par des organes ou des institutions religieuses d’où la nécessité d’une séparation de la sphère privée (spirituel et religieux) du domaine public."

Institut kurde de Paris
106, rue La Fayette, F-75010 Paris
M° Poissonnière - Gare du Nord - Gare de l’Est

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