Conférence : Lecteurs et copistes dans les traditions manuscrites iraniennes, indiennes et centrasiatiques


Du 15 au 17 juin 2010,
colloque international
organisé par
Mondes iranien et indien :

Lecteurs et copistes dans les traditions manuscrites iraniennes, indiennes et centrasiatiques

Université Sorbonne nouvelle Paris 3
13 rue Santeuil, 75005 Paris
Salle Las Vergnas (3e étage)


Responsables
Nalini Balbir et Maria Szuppe
Comité scientifique
Nalini Balbir, Georges-Jean Pinault, Francis Richard, Maria Szuppe.

Présentation
Ce colloque international réunit des spécialistes et des jeunes chercheurs dont le travail sur le manuscrit et le document constitue le quotidien. Le but est de contribuer à l’histoire de la culture écrite dans les aires orientales, depuis le début de notre ère jusqu’au tournant du XXe siècle, en étudiant, en particulier, ce qui fait la vie d’un manuscrit à partir de son support aussi bien que de son contenu.

Au centre de nos réflexions figure la question des rapports et des relations historiques et philologiques entre les trois différentes traditions manuscrites, iranienne, indienne et centrasiatique. Ces traditions qui se déploient sur un vaste espace géographique et culturel où les interactions et les points de contact sont anciens et nombreux, utilisent des langues et des écritures très diverses. Transmission écrite et transmission orale sont intimement liées dans ces cultures où le texte copié ne semble jamais définitif. La réalité des pratiques d’écriture et de lecture aussi bien savantes, administratives que quotidiennes peut être éclairée par l’étude matérielle des manuscrits et des documents, de même que par l’analyse du contenu que ceux-ci transmettent.

Dans ce processus, le copiste joue un rôle central par le contrôle qu’il exerce sur le texte même ou le pouvoir qu’il a de l’adapter, de l’altérer voire de le corrompre. L’existence d’un grand nombre de manuscrits en circulation dans ces aires culturelles à toutes les époques conduit à s’interroger sur leur réception à travers l’espace et le temps, et les usages multiples qu’en font leurs propriétaires et lecteurs. Mais au-delà de sa fonction utilitaire, le livre manuscrit est considéré au sein de ces sociétés comme un objet de prestige et de valeur.

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