On trouve de tout à Amedî...


Même des Anti-Yentl totales qui n'ont jamais eu besoin de se travestir pour devenir rabbin.

Ainsi un article publié dans le Monde (merci Dilo !) d'un prêtre orthodoxe vivant en Israël, recense de grandes figures intellectuelles féminines juives, dont une certaine Asenath Barzanî (1590-1670), de la ville d'Amedî :

Asenath Barzani vécut à Amadiyah (Iraq, Kurdistan), fille de Samuel Barzani, l'un des maîtres reconnus de la Kabbale dans les écoles du plateau persique. La fille prend son père pour le roi d'Israël. En retour, il lui transmit son savoir.

Il est symptomatique que les rabbins aient souvent eu une passion de transmettre à leurs filles un savoir et une foi dont la transmission apparaît le privilège des hommes. C'est une erreur, mais il faut du temps pour le comprendre !

Asenath fut ainsi reconnue comme "rabbin" avec titre de « tannaite = sage de l'époque de la Mishna ». Lors d'un incendie, elle eut une vision en forme de « nuage d'anges ». Ils sauvèrent la synagogue. Les fidèles reconnurent son service et le lieu porte encore son nom à Amadiyah. Sa vie fut parée de la prière, de l'étude et de dons exceptionnels de poétesse (La supplique d'Asenath, Kurdistan).

Une biographie plus complète d'Asenath se trouve sur wikipedia.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Manuel de Soureth ou comment apprendre la langue des anges

Le syriaque, langue d'Abraham, des soufis et des Anges

L'alimentation kurde comparée à celles des autres communautés du Kurdistan : Arméniens, Assyro-Chaldéens et Juifs