Coup de coeur du mois : Chant araméen syriaque





Pour une période d'un mois élargi qui va couvrir les deux Nativités d'Orient (celle du calendrier grégorien et celle du calendrier julien), une anthologie de chants religieux chaldéens enregistrée en 1991 à l'église Saint-Ephrem de Paris. Enregistrement familial, en somme, puisque la chanteuse, Thérèse Hindo, est dirigée par son frère, monseigneur Behnam Hindo, de l'église syrienne catholique d'Antioche) qui indique, dans le livret, avoir "établi le corpus en partant du texte annoté par Dom Jeannin (édité en 1925). Nous-mêmes, ainsi que l'interprète, nous donnons la tradition du Séminaire de Charfé, qui nous a été transmise par S.E Mons. Zacharie Mélki et S.E. Mons. Antoine Beylouni qui nous ont enseigné avec amour le chant syriaque durant sept ans. Nous avons en outre "pratiqué" ce chant au séminaire et dans les différents lieux de notre travail pastoral depuis plus de 22 ans de sacerdoce."

L'interprète est en plus née dans le bain, si je puis dire, puisque monseigneur Behnam la présente ainsi, en plus de toute la famille :

"L'interprète de cette famille est Thérèse Hindo, qui est notre soeur. Nous sommes issus d'une famille toute dévouée à l'église depuis notre arrière-grand-père qui était prêtre, notre oncle Michel, lui-même prêtre et grand connaisseur des chants syriaques avec ses deux frères : Moussa (notre père) et Hanna, chantres réputés dans la régions, tous dotés d'une belle voix.

Thérèse, imprégnée de cette musique, se perfectionne chez les Soeurs Ephrémites syriaques au Liban ; elle dirige la chorale de la paroisse syriaque de Kamichlié, puis, à Paris, elle devient soliste et maître de chant en l'églie Saint-Ephrem, où elle donne des récitals."

Les chants en eux-mêmes sont très proches des Psaumes dans le ton et les images. De cette musique et de la liturgie, il est dit dans le livret :

"Les caractéristiques de la musique araméenne :

1. Elle est très simple, de la simplicité de tout ce qui nous vient du fond des âges.
2. Son rythme ne se laisse pas emprisonné entre les barres d'une mesure, il épouse plutôt le mot, la phrase et le rythme des strophes.
3. Chaque chant est une mélodie-type qui peut être chantée sur des paroles différentes.
4. Elle influença et dut influencée aussi par le chant grec.
5. L'assiduité aux trois offices (matin, midi et soir, et celui de la nuit dans les monastères) dans les plus petits villages, ainsi que la régularité des offices qui règlent la vie monastique, ont aidé le chant araméen à traverser plus de 18 siècles, oralement. Il n'en subsiste plus que le tiers total du patrimoine estimé à plus de 3000 mélodies.
6. Nous connaissons deux grandes traditions pour ce chant : celle d'Edesse à l'ouest en mésopotamie et celle du Takrite ou Mossoul à l'est.
a) La tradition de Takrite, pas encore annotée, est caractérisée par une certaine longueur et la solennité de l'exécution.
b) La tradition d'Edesse : cette anthologie s'y rattache, mais elle reproduit le chant de l'école du Séminaire de Charfé, héritière du chant d'Alep et de Mardine, donc d'Edesse.
c) La tradition d'Edesse se subdivise en plusieurs écoles : Mardine, Médyat... Celle d'Azech qui est située entre Mardine et Mossoul géographiquement, fait la synthèse de ces deux traditions. Nous-mêmes, et l'interprète, sommes originaires de cette ville appelée aujourd'hui Idil et anciennement Béth Zabdaï.

L'anthologie syriaque :

le corpus compte plus de 920 mélodies ; le livre qui contient cette anthologie s'appelle "Béth Gazo" (Trésor). Le corpus est divisé en chapitres regroupant les chants selon les différents types d'hymnes. Chaque type d'hymne est divisé en "qolé" (chants) dont chacun est doté de huit modes selon le système de l'Octoéchos ; certains en ont plus, appelés "Mechahlfé" (différents, variantes).

Ce disque, Qolé Chahroyé comprend 129 mélodies, datées du VI° au VIII° siècle.

Sur la formation de ce corpus :

"L'Assemblée chrétienne chantait des psaumes et écoutait des lectures de la Bible ; les moines en faisaient autant. Petit à petit, les Houlolés venus de la synagogue s'y introduisent et saint Ephrem (IV° siècle) y ajoute les "enyoués" (= réponse), puis les "madrochés". L'office, enfin, s'enrichit des "qolé chahroyés" (chants de veilles ou vigiles) pour aider les communautés à veiller dans la prière. L'initiateur serait un certain Simon Qouqoyo (= le potier), V° siècle, qui fit école. L'un des qolos de ce chapitre perpétue encore son nom.

Chaque strophe est composée en général de deux ou trois différents types de versification, ce qui implique un changement de rythme. Nous indiquons à la tête de chaque qolo sa métrique; Ce disque ne contient que la moitié des Qolé Chahroyé."

Ithyo d-yothév :
(Hymne chanté quand le pontife revêt ses ornements pontificaux et regagne son trône)

L'Eternel assis sur le char à quatre faces et figures. La forme du lion est celle de Marc et l'image du taureau est celle de Luc. La ressemblance à l'homme, celle de Matthieu, et l'image de l'aigle est celle de Jean d'Ephèse. Digne, digne, digne est notre père Mor Ignace. Etends ta main et tel Simon Pierre, bénis-nous.


Qolé Chahroyé :

1. Qolo dav-xul médém éthbaqith.

1. La Vierge enfanta une merveille. Contemplons celui qui est plus ancien que les siècles, mais couché dans les langes ; le vieillard, plus vieux que les jours, et qu'une vierge enfanta ; le géant, qui pèse les monts, et une fille le porte ; aux affamés, le pain il donne, et comme un bébé le lait il prend. Fils sans commencement qui a voulu en avoir un, et il vint à la naissance, Lui qui n'a pas de fin.

2. Les Anciens justes ont appelé la Sainte Vierge marie, fille de David ; Ezéchiel, né dans la déportation, l'a surnommée : porte fermée ; Salomon : jardin emmuré et source scellée ; David : ville, et Christ en elle, l'herbe qui pousse sans semence, lui, le nourricier des nations ; le jour de sa naissance, Il a sauvé la création.

3. Aux justes, amants de la Vérité, et aux saints, morts par amour pour le Fils de Dieu, une mémoire bénie soit faite. Vous avez été aux pécheurs un havre de repentir ; invoquez le Christ qui habite vos ossements, qu'il ait pitié de nous, le jour de la manifestation de sa Majesté, et qu'il nous octroie un visage découvert devant le trône de sa Divinité ; ainsi nous chanterons sa gloire nuit et jour.

4. Tels des cavaliers, les martyrs prirent la foi tel un char et la Croix, et combattirent Satan ; ses armées ils affaiblirent, et en choeur constitué ils chantèrent : "Voilà nos ennemis par terre, vaincus ; et nous, victorieux. Mettons-nous à genoux, adorons et louons le Seigneur qui nous a créés pour chanter, nuit et jour, sa gloire."

5. J'ai bien médité et n'ai rien vu de meileur que la crainte de Dieu. Bienheureux celui qui l'a choisie. Le grand Moïse l'a choisie et fendit la mer en deux ; Joseph le Juste aussi, et devint Roi en Egypte. De même les fils d'Ananie et elle les sauva du feu. Plus désirable que l'or, et plus douce que le miel, est la crainte de Dieu. Bienheureux qui l'a choisie.

6. Moi Ephrem, moribond, à mes élèves, j'écris ce testament comme gage : "Soyez assidus, nuit et jour, à la prière. Le laboureur laboure sa terre et revient à la charge, c'est pourquoi ses moissons sont bonnes. Ne soyez pas paresseux, dont les champs sont couverts de ronces. Mais, soyez assidus à la prière ; car celui qui l'aime, en sera aidé dans les deux mondes."

7. Nos pères et nos frères endormis et passés de cette vie terrestre, le jour où les dormants ressusciteront, faîtes reposer leurs âmes dans les demeures de lumière, et que leurs ossements se lèvent le jour du souvenir. Quand ton ordre ressuscite les fils d'Adam, poussières, qu'ils portent les ornements de gloire et de splendeur et qu'ils entrent au Paradis, chantant la gloire à Toi, leur Sauveur.

8. Bienheureux celui qui, de son vivant, offre des sacrifices, au ciel il en sera la méloire. Moïse écrivit le nom des tribus, c'est pour qu'une mémoire éternelle soit faite devant le Seigneur. Inscrivez le nom de vos morts dans le livre de vie. Ici-bas, dans l'église, il en sera de même au ciel de mémoire quand le Christ viendra, et avc lui, ils seront dans la joie.


2. Qolo d-hav loh l-'itox, Malko mnahomono, 'ito b-xul fényon.

1. Elue, la Vierge devint Mère de Dieu ; par elle, la malédiction du monde fut extirpée. Supplie ton Fils unique pour que la paix règne dans son peuple, dans son église et aux quatre coins de la Terre.

2. Gloire à la Force qui, quittant chérubins et séraphins, descendit habiter le sein d'une vierge ; pour sauver Adam et sa descendance de la servitude, de la mort et de Satan, Il s'y incarna.

3. Saints prpphètes et apôtres, fils du Royaume, priez, pour que dans le monde, la paix règne, les guerres et les dissensions cessent ; ainsi l'Eglise et ses enfants, dans la paix vivront.

4. Par Ta croix, magnifie, la sainte et fidèle église, que les prophètes, par de mystérieuses paroles, fiancèrent ; les apôtres élus, baptême et saint autel y établirent, pour le pardon de ses enfants.

5. Les chemins de tes commandements, Seigneur, enseigne-moi, afin qu'en les observant je vive ; et qu'à la porte de mes sens, des gardiens je mette, préservant ainsi le trésor de tes dons.

6. Gloire à Celui qui, par sa clémence, nous supporte ; et notre retour du péché, patiemment attends. Sots nous sommes, oubliant que la fin du monde est là, à nos portes.

7. Dans la gloire, le Roi de la Résurrection apparaîtra : "Donnant aux morts la vie, aux inhumés la résurrection ; ensemble les morts ressusciteront, rendant la gloire à Toi, qui ressuscites les morts."

8. Louange à la parole du Seigneur, annoncée dans son message : "Celui qui mon corps mangera, et mon sang vivifiant boira, au schéol je ne le délaisserai point, c'est bien pour qu'il vive à jamais que je me suis abaissé et ai goûté à la mort."

(9. Variante du n°5 pour le Carême et le Dimanche des Rameaux.)


3. Qolo d-Zodéq d-néhwé.

1. Qu'il est juste de faire mémoire à la Mère de Dieu, qui porta le feu que Moïse vit sur le Sinaï. Bienheureuse, sur ses bras elle portait le Fils de Dieu, son visage en elle et avec lui elle s'entretenait. Chantons sa gloire et que sa prière nous vienne en aide.

2. Que notre veille soit pour ton apaisement et notre pardon. Agrée ceux qui font mémoire à ta sainte Mère, récompense-les, comme tu l'as promis. Ô Fils Bon ! Par ton sang, tu pacifias tout l'univers, accorde paix et sérénité aux églises ; et nous chantons à jamais la gloire à ton père et ton Esprit Saint.

3. Salut ingénieurs, prophètes, apôtres et martyrs, l'Eglise est bâtie dans votre mort. A vous messagers de paix, porteurs de vie et distributeurs des aides, salut. Salut à vous, héritiers du Royaume des cieux ; amis du Christ, suppliez en notre nom. Que, par vos prières, de toutes nuisances nous soyons gardés. Que votre prière nous accompagne.

4. Bienheureux celui qui préfère le Dieu-Lumière, celui qui prend son chemin n'aura ni souillure ni faux pas : les prophètes le prirent, annonçant sa manifestation, les apôtres sa bonne nouvelle et les martyrs y laissèrent couleur leur sang ; de leurs ossements, l'aide vient aux affligés. Chantons la gloire à la mémoire des saints. Que leurs prières nous accompagnent.

5. Toi le sacrifié, qui par ta mort tuas le main tueur d'Adam. Tue le péché qui m'habite et dont je suis esclave par ma volonté. Ô bon pasteur, sorti à la recherche de la brebis égarée, viens en aide à mon égarement, comme fit la femme pour son sou perdu ; c'est toi qui trouve les égarés et j'élèverai la voix en disant : "Gloire à celui qui ramène à lui ses serviteurs !"

6. Voilà que dans la mer du monde, les vagus du mal et du crime se soulèvent ; viens à notre secours, Seigneur, comme tu le fis avec tes apôtres. Notre barque coule, prions et appelons Jésus, marin de paix ; qu'il soit le sage commandant et notre bateau parviendra à bon port. Louange à ton nom.

7. Il est juste de faire mémoire aux justes morts dans la foi ; ils furent toujours, par leur conduite, agréables à Dieu. Ils furent des temples spirituels où habita l'Esprit Saint. Quand, Seigneur, tu reviendras le jour de ta résurrection, ressusciter et renouveler leurs corps, de la gloire tu les envelopperas, avec Toi, dans le jardin des délices, et ils entreront chanter la gloire.

8. Qu'il est grand le miracle que le Seigneur fit au genre humain. Pour son ami Lazare, il partit au tombeau avec ses disciples, il les vit pleurant et tristes et dit : "Où l'avez-vous mis ?" ; ils répondirent : "Il est dans la tombe depuis quatre jours." De sa voix il l'appela et le ressuscita ; la foule, voyant le miracle, loua celui qui ressuscite.

9. (C'est le huitième ton selon la tradition de Mossoul, mêmes paroles que le 8.)

4. Qolo d-Tuvaik 'ito.

1. Béni soit le Christ qui t'a choisie parmi toutes les nations de l'univers, Ô Marie, fille de David. De toi, un corps, il prit, et comme un homme besogneux, lui Dieu, apparut sur Terre. Gloire à celui qui, pour nous, abaissa sa majesté et, dans les quatre coins du monde, il magnifia la mémoire de sa mère.

2. Parole vivante de Dieu, louange à Toi ; dans la bienheureuse Marie, pure de corps et d'âme, tu t'es volontairement incarné ; sans union, elle t'a conçu, et au-delà de toute parole, elle t'enfanta ; sans semence humaine, elle a conçu de l'Esprit Saint.

3. Le Seigneur appela ses disciples et leur ordonna : "Par les chemins des païens, n'y allez pas, et le pays des Samaritains, n'y pénétrez pas ; soyez humbles comme les colombes et sages comme les serpents. Je vous envoie comme des brebis parmi les loups.

4. Moïse le magnifique ne jouit pas des trésors d'Egypte, ni de l'or des Egyptiens, mais des ossements des saints où habite la force de Dieu. Béni soit celui qui lui donna la victoire et le campement fut sauvé. Il a vaincu Pharaon et son armée avec le grand signe de la Croix.

5. Pécheur, demande le pardon et apprends la prière de Jésus, et prie en tout temps : "Que ton royaume, Seigneur, vienne, et que, comme au ciel, ta volonté soit faite sur Terre ; pardonne nous nos péchés et délits, ne nous introduis pas dans la tentation, mais délivre nous du mal.

6. Dans ces temps où les difficultés nous assaillent de tous côtés, à la porte de qui irions-nous frapper, sinon à ta porte, ô Clément ? Aie pitié et pardonne nos fautes par l'abondance de tes miséricordes, et délivre-nous de la colère qui est à la mesure de notre perdition.

7. Le Père envoya la rosée vivifiante sur les enfants babyloniens, dans la fournaise ; il enverra cette rosée sur les morts dans les tristes demeures du schéol. Il aura pitié de la déficience de ses serviteurs endormis dans son espoir, et ils hériteront de son royaume qui n'aura pas de fin.

8. Gloire à toi qui ressuscite les fils d'Adam. Ta voix ressuscita Lazare, frère de Marie et de Marthe. A ton entrée chez elle, la fille de Jaïr qui crût en toi. Au dernier cri, tous les morts ressusciteront de leurs tombeaux et chanteront l'action de grâce.

9. J'ai entendu l'apôtre Paul dire : "Si quelqu'un vient vous prêcher quelque chose contraire à ce que nous vous avons annoncé, qu'il soit coupé de l'église, même si c'est un ange du ciel." Des doctrines diverses surgissent de toutes parts ; bienheureux celui qui commence et finit dans l'enseignement de Dieu.

7. Qolo d-la Thhumo d-haimonutho.

1. La Vierge enfanta une merveille, le verbe de Dieu, intermédiaire entre les hommes et la divinité. C'est un prodige, car il porta un corps et lui qui est feu devint homme et vint à la naissance. Il est admirable, car il habita un sein, par sa volonté, durant neuf mois, sans pour autant délier, à sa sortie, les sceaux de sa mère. Il est prodigieux car, par sa volonté, il resta 3 jours dans la tombe, puis il monta au ciel.

2. Les mystères et les figures données par les prophètes trouvèrent leur fin dans Marie, fille de David. Vierge qui a conçu sans le concours d'un homme ; jeune fille qui a enfanté celui qui est plus ancien que les jours ; la colombe porta l'aigle céleste, et la brebis donna naissance à l'agneau qui porta le péché du monde et le sauva des faux sacrifices ; béni soit celui qui vint d'auprès de son Père et naquit de la fille de David et sauva l'univers.

3. Nous croyons en la définition des 318 Pères : Un Père qui n'a pas de commencement, créateur du ciel et de la terre, des choses visibles et invisibles ; et en son Fils Unique qu'il envoya ; il porta un corps, devint homme et naquit ; et en l'Esprit Saint, le Paraclète qui est la troisième personne de la Divinité.

4. Dites-moi, Martyrs : "Quel vin avez-vous bu pendant vos procès, qui vous a enivrés ?" "Nous avons bu du vin de la grappe pressée de la fille de David et nous en fûmes enivrés ; nous avons fu le feu sans en avoir peur et vers l'épée nous avons accouru, par amour du Christ."

5. A la mer de tes miséricordes j'aspire, ô Fils Unique de Dieu. Nombreux sont mes péchés, et moi, engourdi dansmes vices. Avec ton hysope, asperge-moi ; avec les larmes de mes yeux, lave-moi ; ainsi, mes ennemis ne se moqueront pas de moi, et les anges se réjouiront pour une pécheur repenti. Béni soit le Seigneur qui ouvre ses portes aux pécheurs repentis.

6. Douce est la voix de la pécheresse qui dit au vendeur : "Donne-moi un parfum, etprnds-en son prix en or. Un parfum excellent que je mélangerai aux larmes de mes yeux, puis j'irai oindre le Premier-Né du Très-Haut. J'ai confiance en Dieu qui, par ce parfum, effacera mes péchés." Elle prit le parfum et partit. Le Seigneur, voyant sa foi, lui pardonna ses fautes.

7. Le Seigneur voulut créer une belle image pour Adam. Après avoir créé toutes les créatures, il prit de la poussière des quatre points de la Terre et façonna Adam à son image et à sa ressemblance. Il le fit héritier du Paradis et le lui confia en lui donnant cet ordre : "Je me réserve le ciel, et à toi la terre ; à moi le haut et à toi l'ici-bas et toutes les créatures."

8. Que les morts qui ici-bas te louèrent leur vie durant aient une mémoire dans l'église, Première-Née au ciel, parmi les âmes des justes. Ceux-là mêmes qui te servirent et accomplirent ta volonté. Avec eux n'entre pas en jugement, car toi seul, toujours, triomphe. Que ton corps et ton sang soient un pont, un chemin et une barque qui nous conduisent aux jardins des réjouissances.

(9. Variante du septième ton pour le Carême, même paroles que le 5.

10. Variante du sixième ton, même paroles que le 6.

11. Variante du sixième ton, même paroles que le 6.)

12. Voici le corps de Dieu et son sang, calice du salut qui pardonne nos péchés et nos fautes. Approchez-vous et recevez la nouvelle vie, clé qui ouvre la porte du ciel. Tendez vos mains, mortels, recevez la vie et chantez la louange.

13. Les anges d'en haut ne le regardent pas ; et le char en tremble, tandis qu'ici les prêtres le portent. Nations, approchez-vous et recevez le vivant tué et distribué ; mangez-en et revivez. Le prêtre se tient debout pour prier pour nous. Béni soit celui qui nous donna son corps vivant et son sang pour notre pardon. Gloire à celui qui nous l'envoya.

(14. Variante du septième ton, mêmes paroles que le 5).

Chant araméen syriaque, Nova Lys.

Commentaires

  1. Anonyme9:56 AM

    Est il possible d'écouter des extraits ? Où pouvons nous nous procurer ce CD ? Merci

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  2. J'ai eu ce CD il y a des années chez un revendeur d'occasion. Je ne suis même pas sûre que la maison de production existe encore. Vous pouvez essayer de vous renseigner à l'Œuvre d'Orient qui en était un des sponsors.

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