Le Nûbara biçûkan d'Ahmedê Khanî : un dictionnaire arabo-kurde à l'usage des enfants

Introduction
Le Nûbar ou Nûbihara biçûkan fut rédigé par le sheikh Ahmedê Khanî à l'usage de ses jeunes élèves venant tout juste de mémoriser le Coran, afin qu'ils se familiarisent avec la langue arabe. Ecrit vers les années 1680, c'est un ouvrage qui fait date dans l'histoire de la lexicologie kurde, car c'est le plus ancien dictionnaire connu en cette langue. Il offre aussi l'intérêt d'être un document sur les méthodes d'enseignement dans les écoles coraniques (ou kuttab) du Kurdistan à l'époque ottomane et sur le caractère bilingue de l'enseignement dans les petites écoles et les madrassa du Kurdistan. De plus, bien éloignés de l'image péjorative qui est parfois prêtée aux kuttab ottomanes - apprentissage par coeur sans compréhension des textes, méthodes d'enseignement parfois brutales, usage exclusif de la langue arabe - le Nûbar, écrit à la fin du XVII° siècle, témogne au contraire d'un esprit pédagogique assez intelligent et d'un souci d'adapter cet enseignement à l'âge et à la culture d'origine des enfants kurdes.
Le Nûbar doit beaucoup à la structure traditionnelle des lexiques rimés, en usage dès le haut Moyen-âge musulman pour la langue persane, et qui fut aussi adoptée pour les dictionnaires ottomans. Mais si la forme ce ce petit dictionnaire est classique, le champ lexical et le niveau de vocabulaire choisis montrent un souci constant, de la part de l'auteur, de s'adapter à l'âge de ses élèves.
Nous allons voir que le classement a priori déconcertant des groupes de lemmes à l'intérieur des sections se plie en fait à une combinaison de plusieurs systèmes, assonnances, associations d'idées, termes contraires, etc., qui, en plus de la rime et de la métrique, devaient faciliter la mémorisation. Quant à l'étude du champ lexical et des thèmes sélectionnés pour l'apprentissage du vocabulaire, elle permet aussi d'esquisser l'environnement familier d'un jeune Kurde du Bohtan et des provinces adjacentes, auquel se rattachent la plupart des mots traduits de l'arabe.
Enfin, le succès que connut ce lexique, dont témoigne son usage constant dans les madrassa kurde jusqu'au début du XX° siècle, est aussi à replacer dans une histoire plus large : celle de l'apprentissage écrit du kurde et d'un enseignement en kurde dans les écoles religieuses.


Ahmedê Khanî et le Nûbar

Ahmedê Khanî, l’auteur du célèbre Mem et Zîn, est né en 1651 (1), sans doute dans la région de Hakkarî (actuellement au Kurdistan de Turquie). Nous savons peu de choses sur sa vie, sinon qu’il voyagea en Egypte et à Istanbul, et peut-être en Iran, puis revint vivre au Kurdistan, où il enseigna les sciences religieuses (2). Il mourut en 1706 à Dogubeyazit, où son mausolée s'élève juste en face du fameux palais bâti par le prince kurde Ishak Pacha.
Le Nûbar qu’il pourrait avoir achevé, selon des indications quelque peu cryptées laissées à la fin du manuscrit, en mars 1683, à l’âge de 32 ans, est le premier dictionnaire arabo-kurde connu. Dans son introduction, il explique clairement ses intentions et les destinataires de son ouvrage : pouvoir fournir aux enfants kurdes ayant achevé l’étude du Coran, c’est-à-dire sa mémorisation, un lexique leur permettant de comprendre et de se familiariser avec l’arabe, qui restait pour eux une langue difficile, si ce n'est tout à fait inconnue.

L’enseignement coranique des kuttab ou écoles coraniques pour enfants était en effet fondé sur l’apprentissage par cœur des sourates, sans que le sens en soit forcément compris. Le Nûbar se veut donc un lexique de base en arabe à l’usage des élèves ayant achevé le premier stade de leurs études, même si cela ne leur donnait certainement pas la clef de toutes les sourates coraniques :


"Ceux qui, quand ils auront terminé le Coran
Doivent aborder la science des lettres,
Et ainsi par ces quelques notes,
Pour ces natures angéliques,
Que s’ouvre la porte de leur intellect
Et qu’ils puissent étudier facilement"



Si l’on excepte les passages purement poétiques, l’introduction et le rappel des bases de l’islam, le Nûbar comporte plus de 730 mots (lemmes) et expressions kurdes, pour traduire près de 990 mots et expressions arabes. Il s'agit donc d'un lexique assez court, qui ne dépasse jamais plus de 40 pages dans ses diverses éditions.
Le Nûbar fut imprimé en 1906 à Istanbul. Une autre version, à partir d’un autre manuscrit, de la main de Molah Muhammad Wanî, avait été imprimée en 1903 à Berlin par A. von Lecoq. Les variantes entre les deux versions sont peu nombreuses et portent sur le choix de certains mots mais pas sur le sens. Une édition en caractères latins, mais qui a l'avantage de reproduire intégralement le texte d'Istanbul en alphabet arabo-kurde dans sa seconde partie, fut établie par Zeynelabiddin Kaya en Suède, en 1986. Elle se fonde sur la version d’Istanbul, mais mentionne les quelques variantes de l’édition de Berlin. C'est sur cette édition que nous nous sommes principalement appuyés.


A. La forme


1. L’ordonnance générale des sections (qit’e)

Le Nûbar est un dictionnaire rmé et versifié selon les mètres de la prosodie, en douze sections, qui suivent une introduction et une leçon religieuse. Chaque section est placée sous le signe d'un mètre classique : il y a ainsi la section radjaz salim musemmen, la ramal mehzûf, etc. Elles ont toutes le même plan : d’abord deux vers en kurde, la plupart du temps à intention moralisatrice, faisant l’éloge du savoir et de l’effort. Le premier distique est suivi de la formule métrique adoptée dans la section et d’une explication ou des recommandations sur la métrique. Enfin commence la partie lexicale.

Les mots arabes viennent souvent en premier, suivis de leur équivalent en kurde. La traduction est tournée de façon très simple : "Nar e agir (3) (le feu), herr e germî (la chaleur), berd e sar (le froid)" (II, 4). Ou bien elle prend la forme de question-réponse : "Ekhder çi ye ? Kesk e (vert)" ; "Wadî newal e (vallée), hifre çi ? kor (profond) IV, 4 ; il se peut que ces questions-réponses aient été réellement scandées et déclamées entre le maître et ses élèves. Parfois les mots arabes et kurdes sont simplement juxtaposés : "Qitt’e, kaxez (feuille, papier); hebqe, penbû (coton); wîqre, bar (fardeau) et lûd cuwal (sac)"; VI, 8.

Dans chaque section, les mots se succèdent selon des règles assez variées et au premier abord complexes. Le cas le moins fréquent est le groupe de mots qui peut évoquer, de façon plus ou moins précise, un passage du Coran. Par exemple la sourate de la Lumière, dont le champ lexical semble avoir inspiré tout le quatrième distique de la section hazaj-azhab :


Mishkat û kulek, neynik û mir’at, çira mîsbah
Wehhadj û mûnewwer hem durriyî biruhnayî.(4)


Les lemmes, qu'ils soient arabes ou kurdes, sont aussi groupés pour leurs assonances voisines. Mais le système le plus utilisé reste celui du champ lexical, à ceci près qu’il peut y en avoir plusieurs dans la même section. Enfin, le choix d’un système de classement n’est pas unique dans une section. La plupart du temps, les groupes de mots s’ordonnent selon deux voire trois systèmes, parfois dans le même distique.


2. Le groupement par assonances

Ce groupement par sons peut porter sur les mots kurdes : evîn, nevîn, tevde, revîn, revan (amour, détestation, fuir ensemble, s'échapper, IX, 4). Il peut aussi regrouper des mots arabes phonétiquement proches : "Wesseb, nesseb, kheten, khîtan." (douleur, difficulté, gendre ou garçon d'honneur, circoncision, XI, 5). Il arrive que Khanî entrelace des assonances arabes et kurdes, ainsi dans ce distique presque totalement scandé en Î/Bi :

Îc’el ! Bigêrr ! Îsheq ! Bihêr ! Iddrib ! Biqut ! Unzzur ! Binêr !
Îqre ! Bixwûn ! Î’lem ! Bizan ! Îman bi me’na bawer e. (5)




3. Le champ lexical et les associations d’idées

C’est de loin le système le plus utilisé dans le Nûbar et aussi le plus complexe, dans un désordre qui semble, au premier abord, déconcertant. Nous pouvons avoir une simple énumération de mots figurant logiquement dans un même champ lexical : les fruits, la nourriture, les vêtements, les couleurs, le froid, le chaud, le sec et l’humide. La présence très fréquente de mots "intrus" sert à prévenir les confusions possibles entre les mots d’aspect voisin mais de sens différent. Par exemple de "père" (eb û bab,) on passe à paternité, ubuwwet-babî, et l’on termine sur portier, bewwab-dergevan. (XI, 13).

Dans ces champs figurent souvent des mots qui relèvent plutôt de l’association d’idées. "Bon, bien",heyyî en arabe, est suivi de heyye (serpent)avec lequel il pourrait être confondu ; viennent ensuite le trou, le terrier (cuhre, kun), et pour finir la pierre (ber, hecer) c’est-à-dire les endroits où l’on trouve les serpents. De même, après avoir donné en arabe plusieurs noms signifiant « montagnes », Khanî passe à la vallée qu’il fait suivre immédiatement de l’adjectif "profond".
D’autres passages laissent totalement de côté les assonances et ne jouent que sur les associations d’idées et les opposés :


"Misr û beled bajar in ew, dirhem dirav, ermûsh herîr.
Manih sexî, sail ricûkar e, shefa’et mehder." (IV,7)


Le passage de «"bajar" (régions, pays, ville), à dirhem, dirav vient peut-être de la proximité de bajar avec bazar (marché), lieu qui évoque la monnaie (dirav), les marchandises comme la soie (ermûsh) ; la soie étant associée à la richesse, on enchaîne sur manih-sexî, donateur, généreux, libéral, suivi de mendiant (sail, ricûkar) pour terminer sur aide, secours, (shefa’, mehdar). (IV,5).

4. un ars memorativa ?
L’apparent désordre et incongruité de certains enchaînements de mots dans le Nûbar fait ainsi penser à une combinaison de mnémotechniques ingénieuses, qui devaient aider les jeunes élèves à mémoriser totalement le lexique, sans avoir besoin de dérouler dans l’ordre la totalité des sections.
L’enseignement en islam accordait une place majeure à l’apprentissage par cœur, à commencer par celui du Coran et des hadiths. Mais il fallait plus que savoir réciter dans l’ordre la totalité des sourates. Un faqih (juriste) devait pouvoir extraire de sa mémoire les textes relatifs à toute question religieuse ou juridique posée au hasard dans un public. Les étudiants, et plus encore de jeunes Kurdes ne parlant pas arabe, devaient nécessairement faire appel à des procédés de mémorisation identiques dans leurs cursus. Le méli-mélo déroutant des champs lexicaux, des associations d’idée et des assonances peut être un moyen de s’affranchir de la récitation linéaire de chaque section pour retrouver le sens d’un mot. En effet, beaucoup de mnémotechniques jouent plus sur le choquant, l’absurde ou l’illogisme, que sur un système de classement logique. C’est aussi le fameux art de mémoire (ars memorativa). L’avantage de cette méthode qui plaque sur les termes à retenir des situations, des sensations et des émotions, est qu’elle permet de retrouver un mot, ou des paquets de mots, de n’importe quel point ou sens que l’on parte dans les textes. C’est ce qui différencie l’art de mémoire de l’apprentissage par cœur, toujours linéaire et d’ordre immuable. (6)


B. Le contenu du dictionnaire

Les élèves auxquels Khanî a destiné son Nûbar étaient très jeunes, comme il le souligne lui-même : "Biçûkên Kurdan". Cela explique le niveau de langue, simple, concret, du lexique. L'auteur a visiblement choisi de ne citer et traduire que des mots arabes désignant des objets et des actions aisées à ceoncevoir et mémoriser par des enfants. Il y a beaucoup de mots relevant de la vie quotidienne, les animaux, l’anatomie, le climat, les couleurs, les sens, les chiffres, bref tout ce qui compose l’univers immédiat d’un écolier, avec une très forte prépondérance pour un environnement rural plus qu’urbain dans le choix du vocabulaire. Les noms, les adjectifs prédominent. Presque tous les verbes sont donnés à l’infinitif sauf dans quelques cas de l’impératif. Un seul verbe, venir, est traduit au passé, présent et futur. Les verbes d’action sont prépondérants.

Les mots kurdes choisis pour la traduction sont encore plus simples, bien loin des termes fleuris de la poésie savante, empruntés à l’arabe et au persan, dont Ahmedê Khanî parsema abondamment son Mem et Zîn. Il s’agissait évidemment de ne pas doubler la difficulté de l’apprentissage avec un vocabulaire kurde aussi difficile à retenir que les termes arabes. Le lexique est bien loin de se cantonner à un vocabulaire religieux. Bien au contraire, il s’agit d’un véritable dictionnaire arabo-kurde, comprenant près de 1000 mots de base, qui pouvaient servir pour l’étude des autres sciences enseignées en arabe.

Les références explicites à des passages coraniques sont rares ou des termes strictement religieux sont rares. Dans la section VIII, il y a, nous l’avons vu, une allusion assez claire à la sourate de la Lumière. Dans la même partie, un peu plus loin, est mentionné un terme qui se réfère à une coutume arabe préislamique proscrite ensuite par l’islam, celle d’enterrer les filles nouveau-né vivantes : mew’ûde (le mot n’ayant aucun équivalent en kurde, Ahmedê Khanî l’explique dans sa langue maternelle sans pouvoir le traduire). D’autres noms religieux, comme les surnoms de Médine et de La Mecque, de la Ka’aba, sont traduits, mais très peu de choses en somme.
2. Un manuel kurde autant qu'un lexique bilingue

Avec son introduction exposant les grands principes de la foi musulmane, les petites phrases de morale, ou de poésie religieuse en tête des sections, en plus des explications et de la traduction des termes arabes, le Nûbar forme un ensemble textuel kurde, versifié dans les règles. Ainsi, en en entendant et en recopiant les poésies du Nûbar, les écoliers d’Ahmedê Khanî manipulaient, à l'écrit comme à l'oral environ un millier de mots kurdes, se rapportant tous à leur culture et à leur environnement. Ils s’étaient aussi familiarisés avec une métrique qui servait autant dans leur langue maternelle que pour la poésie arabe et persane.
Nous pouvons donc voir que si ces cours débutaient par la mémorisaton du Coran, ils étaient suivis rapidement d'un cursus d'acquisition de la langue arabe, en même temps que de l'étude de textes kurdes. Et si l'on se reporte à l'avant-propos d'Ahmedê Khanî, où il dédie son ouvrage aux plus jeunes élèves des écoles, c'est-à-dire ceux qui avaient tout, juste achevé l'apprentissage du Coran, cela laisse supposer un bon niveau de kurde écrit dans les petites classes. Le Nûbar s’adresse à des écoliers qui devaient lire et écrire couramment leur langue, et pouvaient même commencer à se familiariser avec sa prosodie et sa métrique classique. On peut déduire que, dès les premières années, les jeunes élèves apprenaient à lire et écrire dans leur langue maternelle en même temps qu'en arabe, avec les variantes orthographiques propres au kurde.
Les cours donnés dans les écoles kurdes de l'époque ottomane étaient donc largement bilingues et jusqu'au XX° siècle, on peut dire que l'étude de la langue kurde fut soutenue et préservée dans ces madrassa. Est-ce à dire que le kurde, langue que l'on présente trop souvent comme l'outil d'une culture essentiellement orale, était largement écrit, en plus d'être parlé, par la population ? Certes pas. Le niveau d'alphabétisation au Kurdistan devait être le même que dans la plupart des provinces ottomanes, c'est-à-dire essentiellement réservé à une élite sociale, et surtout à une classe de lettrés. Mais l'esprit "militant" d'Ahmedê Khanî, qu'il affirma bien plus clairement dans Mem et Zîn, concernant l'usage du kurde comme langue littéraire, fit école dans les kuttab et les madrassa du Kurdistan, ce qui ne fut sans doute pas étranger à l'activité politique de beaucoup de sheikhs et de religueux kurdes à la fin du XIX° et au XX° siècles. (7)
Conclusion


Dans son article sur les madrassas kurdes, Zeynelabidin Zinar donne une liste d’ouvrages, et l’ordre avec lequel ils étaient abordés dans le programme. Après l’apprentissage "par coeur", celui de l'écriture et de la lecture, le jeune élève apprenait un Mewlûd (éloge du Prophète) en kurde, écrit par Mollah Ahmedê Bateyî, peut-être au XV° siècle. Puis venait l'étude du Nûbar, suivi de deux textes exposant brièvement les principes de l’islam : l’un fut écrit au XIX° siècle par le mollah Ahmedê Bateyî, et l’autre, Eqida Iman, fut également composé par Ahmedê Khanî.

Il fallut attendre la fondation de la république moderne de Turquie et la fermeture de ces madrassa, décidée par Kemal Atatürk, ainsi que l'interdiction du kurde comme langue enseignée, lue, et même parlée, pour que cesse, dans des villes comme Diyarbakir, Cizre, Dogubeyazit, un enseignement en kurde et non pas seulement du kurde.
L'impossibilité qu'ont aujourd'hui les jeunes Kurdes (hormis ceux d'Irak) d'apprendre leur langue maternelle, dès les premières années d'étude, n'est pas un état de fait entériné par leur propre histoire, mais une rupture qui leur a été brutalement imposée. La demande des Kurdes, surtout en Turquie, de pouvoir bénéficier d'un enseignement dans leur langue maternelle n'est donc pas un besoin nouveau, surgi à la faveur de la mode des revendications identitaires. C'est au contraire la restauration légitime d'une institution vieille de plusieurs siècles, et qui avait réussi à entretenir et promouvoir une riche culture, littéraire et linguistique.

Notes :

1. A la toute fin de Mem et Zîn, il indique être né en 1061 de l'Hégire, et avoir 44 ans, ce qui donne ainsi la date à laquelle le livre a été achevé, soit vers 1695.

2. ShAKELY, Kurdish Nationalism in Mem and Zîn of Ehmed-î Xanî, Uppsala, 1983. Editions Roja Nû.

3. Pour des commodités de lecture, les mots kurdes sont toujours indiqués en gras dans l'article.
4. La niche : mishkat, kulek ; le miroir : mi'rat, neynik ; la lampe : çira, mîsbah ; la lumière : wahhadj, munewwer, bihrunayî (VIII, 4).
5. Retourne ! Tranche ! Coupe ! Regarde ! (III, 4).
6. Voir notamment The Art of Memory, de France Yates, 1966.
7. Rappelons, entre autres, Sheikh Saïd, Sheikh Riza, Sheikh Ahmad Barzanî, Qazî Muhammad...
Bibliographie
  • Nûbar, Ehmedê Xanî, écrit en caractères latins avec reproduction de l'édition originale de 1906, Z. KAYA? Stockholm, 1986.
  • Nûbar, Ehmedê Xanî, en caractères latins, Z. ZINAR, Istanbul, 1992.
  • Pour la métrique, l'histoire de la lexicographie, les écoles coraniques, on peut se reporter aux entrées "'Arûd", "Kamus", "Kuttab" : Encyclopédie de l'islam, Leyde, nouvelle édition.
  • Sur les madrassas kurdes : "Medrese education in Nothern Kurdistan", Z. ZINAR, article traduit par Martin van Bruinessen, tiré de l'ouvrage Xwendina medresê, Pencînar, Stockholm, 1993.
  • Enfin, pour les francophones, une adaptation-transposition ludique du Nûbar en lexique franco-kurde peut leur donner une idée générale de ce petit lexique.


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