Coup de projo sur : Bahramji





Aussi surprenant que cela paraisse, l'homme que vous voyez en méditation dans une posture de bouddha ou de yogi est kurde. D'ailleurs si on regarde bien, on lui retrouve le nez rond et les yeux doux des Kermanshahi, sa ville natale. Né en 1952, il grandit dans l'atmosphère des sema soufi et des musiques sacrées propre à cette ville, où l'on est soit soufi soit Yarsan. Il apprend le santûr à l'âge de 13 ans et commence à se produire à Kermansha et dans les environs. A 25 ans, alors que tant de jeunes Iraniens s'infligent "l'exil occidental", lui part étudier en Inde l'art et la politique, à Poona, à l'époque où le turbulent et provocant guru Osho enseignait dans son ashram, fondé 3 ans auparavant, ce qui a eu une influence dans sa formation (d'ailleurs ce CD est entrecoupé d'extraits où Osho parle de la musique et du divin, de la danssse et des dansssers avec la voix de Kaa le serpent quand il hypnotise Mowgli). A la fin de ses études, il part en Hollande, mais retourne rapidement à Pune, avec sa famille, ou bien réside dans l'Himalaya. En 2003, un séjour à Ibiza lui fait rencontrer d'autres musiciens, d'autres styles. Sa discographie est dailleurs impressionnante (avec peut-être une part d'alimentaire) et couvre un peu tous les genres, du New Age à la musique hindou en passant par la world. Mais ce disque-là, enregistré avec son fils et disciple Bashir retrouve les instruments traditionnels d'Iran, le santûr, le tombak, avec une musique très persane, aérienne et nerveuse.

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