Bronzes du Luristan



Bronzes du Luristan, énigmes de l'Iran ancien
Editions Paris Musées.

"Le Luristan, région montagneuse de l'Iran occidental qui domine les confins de la plaine mésopotamienne, a livré au cours du siècle dernier plusieurs milliers de bronzes antiques. Puisant dans les collections publiques et privées d'Europe, l'exposition que cet ouvrage illustre en présente plus de deux cents.

Cet ensemble sans précédent témoigne de la richesse et de l'originalité d'un art métallurgique d'une très grande technicité. Exceptionnels entre tous, les bronzes de l'âge du fer (1300-650 av. J.-C.) affichent une iconographie exubérante. Des créatures hybrides et composites, génies d'une mythologie qu'aucun texte n'éclaire, peuplent mors de chevaux, armes, épingles et idoles. Art sans pareil, la civilisation du Luristan resta longtemps dans l'ombre. Il fallut attendre les années 1960 et l'essor de la recherche archéologique dans cette région pour qu'une partie du voile soit levée.

Cette rétrospective d'une ampleur inédite clarifie, grâce aux contributions majeures des plus grands spécialistes du domaine, nos connaissances sur cette civilisation énigmatique et l'histoire de son art."


Incipit

Lorsqu'au début des années 1930 parviennent entre les mains d'antiquaires occidentaux des bronzes aux caractéristiques stylistiques si semblables qu'ils ne peuvent être attribués qu'à une seul et même région, commence l'histoire des "bronzes du Luristan".

Province de l'ouest iranien, le Luristan s'étend sur les nombreuses chaînes montagneuses qui constituent la partie médiane des Zagros. Courant parallèlement du nord-ouest au sud-est, elles séparent de profondes vallées qui ne communiquent entre elles que par des sentes franchissant des cols de plus de 3000 mètres d'altitude. La rivière Saimarreh, dont le cours suit cette même orientation nord-ouest -- sud-est, constitue un obstacle naturel supplémentaire ; elle sert en outre de frontière aux deux régions du Luristan. A l'ouest, le Pusht-i Kuh, littéralement "devant la montagne", présente d'étroites vallées encaissées ; la haute chaîne du Kebir Kuh la sépare de la plaine mésopotamienne en contrebas, qui obligé ceux qui veulent y accéder à le faire par le sud-est ou par le nord-ouest. A l'est, le Pish-i Kuh, "derrière la montagne", est d'un relief plus ouvert, aux pentes dotées de vastes pâturages.

L'attribution de ces bronzes au Luristan ne se fonda longtemps que sur la parole d'antiquaires qui en faisaient commerce depuis la ville de Harsin, au nord du Luristan, et de villageois affirmant les avoir découverts. La petite histoire rapporte en effet qu'un paysan labourant son champ en aurait mis au jour en 1928. Les pillages commencèrent aussitôt. Menés à un rythme soutenu, ils alimentèrent le marché de l'art international en milliers de "bronzes du Luristan", qui forment aujourd'hui autant d'antiquités orphelines de tout contexte archéologique. L'engouement immédiat des collectionneurs occidentaux pour ces pièces étranges et la constitution, dès le début des années 1930, des premières collections, tant privées que publiques, encouragea d'autant plus les fouilles clandestines que le Luristan restait difficile d'accès à tout archéologue étranger. Phénomène corollaire, faux et pastiches apparus à leur tour, jouant de l'énigme entourant l'origine de ces bronzes. La rumeur, seule source d'information disponible, voulait qu'ils proviennent exclusivement de sépultures. Les premières observations portées sur le terrain par André Coiffard, directeur des Antiquités iraniennes, en 1931, confirmèrent le pillage de vastes nécropoles. Aucun site d'habitat sédentaire ne semblait par ailleurs avoir été découvert, si ce n'est celui d'un sanctuaire, en 1938, à Surkh Dum. Dès lors se forgea l'image d'un peuple de nomades et sédentaires."

Nicoals Engel.


Table des matières


Bronzes du Luristan : Nicolas Engel ;
Carte du Luristan
Plan de situation du Luristan.

L'histoire des collections de "bronzes du Luristan" : Bruno Overlaet.

Le Luristan à l'âge du Bronze : Ernie Haerinck.

Les bronzes canoniques et l'Âge du Fer : Bruno Overlaet.

Le bronze et le fer au Luristan : Vincent Pigott.


CATALOGUE

L'Âge du Bronze
L'Âge du Fer

Bibliographie
Expositions.
Crédits des textes et des photographies.

***

Bronzes du Luristan, Enigmes de l'Iran ancien
(IIIe-Ie millénaire avant notre ère)


Exposition du 4 mars au 22 juin 2008

"Le musée Cernuschi présente une exposition de Bronzes du Luristan du 4 mars au 22 juin 2008. Elle réunit plus de deux cent trente pièces de collections publiques et privées d’Europe. Le Luristan, région montagneuse de l’Iran occidental qui domine les confins de la plaine mésopotamienne, a livré au cours du siècle dernier des milliers de bronzes antiques.

Le Luristan, région montagneuse de l’Iran occidental qui domine les confins de la plaine mésopotamienne, a livré au cours du siècle dernier des milliers de bronzes antiques. Puisant dans les collections publiques et privées d’Europe, l’exposition « Bronzes du Luristan. Enigmes de l’Iran ancien. IIIe-Ier millénaire avant J.-C.» rassemble pour quelques mois au Musée Cernuschi, Musée des Arts de l’Asie de la Ville de Paris, deux cent trente pièces. Cet ensemble sans précédent illustre la richesse et l’originalité de cet art métallurgique d’une très grande technicité, qui suscita, au moment de leur arrivée en grand nombre sur le marché de l’art dans les années 1930, tant d’étonnement et d’enthousiasme. Exceptionnels entre tous, les bronzes de l’âge du fer (1300-650 av. J.-C.) affichent une iconographie exubérante. Des créatures hybrides et composites, génies d’une mythologie qu’aucun texte n’éclaire, euplent mors de chevaux, armes, épingles et idoles. Art sans pareil, la civilisation du Luristan resta longtemps dans l’ombre. Il fallut attendre les années 1960 et l’essor de la recherche archéologique dans la région pour qu’une partie du voile soit soulevé.

Cette rétrospective d’une ampleur inédite clarifie, grâce aux contributions des plus grands spécialistes en la matière, nos connaissances sur cette civilisation énigmatique et l’histoire de son art."


Musée Cernuschi, musée des arts de l’Asie de la Ville de Paris
7 avenue Vélasquez
75008 Paris
Téléphone:00. 33.(0)1 53 96 21 50
Fax :00.33.(0)1 53 96 21 96
L’entrée de l’avenue Vélasquez se situe au niveau du 111-113, boulevard Malesherbes et par le Parc Monceau, allée centrale.

Métro : ligne N° 2, Villiers ou Monceau - Ligne N°3 : Villiers, à 3 minutes de la ligne 14 Saint-Lazare - A 10 minutes de la ligne N° 9 Saint-Augustin
Bus : ligne 30, 94 stations Malesherbes/Courcelles et 84 station Monceau (avenue de Messine et rue de Monceau)

Station Vélib': 75, rue de Monceau
Ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf les lundis et jours fériés.
Fermeture des caisses à 17h30.


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