Finis Kurdistanae ?

On compare souvent le partage du Kurdistan entre quatre Etats à celui de la Pologne, pareillement découpée au 19° siècle. Autre point commun, la phobie du nom, que les Russes d'il y a deux cents ans partagent avec les Turcs contemporains. Ainsi, "Alexandre, qui rêvait par ailleurs avec son ami Czartoryski de refaire l'unité polonaise sous son sceptre, exigea des garanties de Napoléon, qui devait s'engager à ne jamais utiliser le nom "Pologne" et à s'opposer par la force à toute réunification de l'ancien royaume." La France napoléonienne, aspects extérieurs, 1799-1815, 5, "L'apogée de l'empire", pp.149; Roger Dufraisse et Michel Kerautret.

Au reste, quand on pense au Finis Poloniae plein de désespoir de Kosciusko et ce qu'il en est depuis 1918, on peut se dire qu'il y a de l'espoir pour le Kurdistan et qu'il est assez imprudent de dire et répéter qu'il n'y aura jamais tel ou tel Etat indépendant.

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