Coup de projo sur : Niwe Mange et Hossein Alizadeh





À force de faire toutes les musiques des films de Bahman Ghobadi, Hossein Alizadeh, ce grand compositeur persan, finit par être un expert en musique kurde, d'autant que Bahman a une prédilection pour les héros musiciens et chanteurs, et que ses personnages sont souvent des errants, mi salik (pèlerin ou voyageur) mi mitrîb (troubadour ou rom)... Les thèmes musicaux du film sont d'ailleurs ceux des extases et errances soufies : sem'a (audition spirituelle), derviche à tambourin, xiyal (monde imaginal), etc. On parle aussi beaucoup d'âme dans ces musiques et comme Les Chants du pays de ma mère, c'est peut-être bien son âme que recherche le vieux musicien, entraînant de force ses enfants, comme autant de murîds ronchonnant et récalcitrant que traîne par l'oreille un murshid obstiné, comme on amène de force des cancres sur le chemin de l'école (enfin de la tariqat)...

Les interprètes sont l'ensemble Hamavayan, avec les superbes voix de Parvin Namazi et Mostafa Mahmoodi, Reza Askarzadeh au duduk, Ali Boustan pour le 'oud, Nima Alizadeh, au rubab, Saba Alizadeh, kamancheh, qeychak et Ali Rahimi, pour le daf et les percussions

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