Coup de projo sur : Tehsîn Taha








Tehsîn Taha est né en 1941 dans la plus belle ville du Kurdistan d'Irak, qui est Amedî. C'est donc un pur Behdinî et c'est dans cette langue qu'il chante. Mais sa famille partit pour Zakho et c'est là qu'il commença d'apprendre le chant et la musique, notamment en se produisant sur le pont Delal de Zakho, devant des jeunes de son âge. Par chance, le père de Tehsîn ne s'arracha pas les cheveux à l'idée d'avoir engendré un artiste, car lui-même était poète et aussi patriote : il avait appelé ses autres fils Kamîran, Bedirxan, et Dimoqrat ! Aussi, Tehsin partit en 1958 pour Bagdad parachever une formation artistique. C'est ainsi qu'il apprit aussi le théâtre et commença à chanter à Radiio-Bagdad. Mais en 1961, il participa à un meeting d'étudiants et fut emprisonné jusquen 1964, ce qui ne l'empêcha pas de continuer à jouer et chanter et à exercer son art. Libéré, il mena une carrière de chanteur politique si l'on veut, avec des chansons célébrant le pays kurde et sa lutte, surtout lors de la grande révolte de 1975 : Miletê me nemir, Ey felek, Newroz, etc. Il vécut ensuite en exil en Europe mais garda toujours l'espoir de revenir au Kurdistan, surtout après 1991. Mais il mourut en 1995, de maladie, aux Pays-Bas.

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