Droits de l'Homme au Kurdistan d'Irak : fermeture de la prison d'Akre

Après s'être fait aligner en juillet 2007 par Human Rights Watch, le Gouvernement kurde d'Erbil avait promis de faire en sorte que ses prisons et la façon dont les détenus y étaient expédiés, jugés, traités, soient un peu plus conforme aux critères réclamés par l'Observatoire international des prisons et toute autre organisation de défense des Droits de l'Homme. Nêçirvan Barzanî avait même fait une conférence de presse pour soutenir "énergiquement" l'engueulade de HRW contre son propre gouvernement (une attitude que les Turcs ne pourront JAMAIS comprendre, mais bon...).

Environ sept mois après le rapport, où en est-on dans les faits ? Le Gouvernement vient juste de décider la fermeture de la prison d'Akre, comme l'a annoncé le ministre des Droits de l'Homme, Shwan Muhammad Aziz. Il est prévu de construire deux prisons toutes neuves et plus reluisantes devant les organisations internationales. Dans la foulée, le même ministre annonce que "toutes les prisons de la Région kurde" dépendront désormais du ministère du Travail et des Affaires sociales". Explication ? Ce transfert de compétence est présenté comme "une avancée vitale pour comprendre et identifier les tâches à entreprendre pour cette réforme." Traduire : le Conseil des ministres ou son Premier Ministre a dû juger que ni le ministère de l'Intérieur ni celui de la Justice n'étaient fiables pour améliorer la condition de vie des détenus, ce qui, à bien y réfléchir, n'est pas idiot du tout, d'autant que ça dégage le personnel des prisons de l'emprise des Asayish (services de sécurité).

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