Cette semaine coup de projo sur : Djivan Gasparyan








Il est à l'honneur en Turquie car il se produit à Istanbul et Ankara avec le chanteur turc Yavuz Bingöl, en voulant délivrer un message de réconciliation entre les peuples arménien et turc.
Gasparyan est un des plus grands joueurs de doudouk arménien, qui a fait une bonne partie de sa carrière en Union soviétique et vit maintenant entre Los Angeles et la capitale de l'Arménie indépendante, Yerivan. Né en 1928, il est considéré comme un maître de cet instrument et a remporté un nombre considérable de prix notamment par l'UNESCO. Parce que le zorna est une forme de clarinette, je lis parfois ça et là que le doudouk est une "sorte de hautbois" mais je ne trouve pas qu'il y ait une si grande parenté entre les deux instruments. Je trouve que le doudouk est au zorna ce que l'alto est au violon ; une forme plus grave, plus songeuse, un côté plus sombre, mais avec une très grande puissance émotive, qui contribue peut-être à ce que la musique arménienne soit si mélancolique ou nostalgique, avec plus de tristesse "humaine" si on la compare aux accents plus mystiques, voire carrément gnostiques, de la musique iranienne.

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