Duhok-Lalish

Lalish :entree du Temple

Départ pour Duhok en taxi. Deux heures et demi de route, mais c vrai que les chauffeurs ici roulent vite. En quittant Erbil pour Duhok on retrouve vraiment la montagne. Après avoir déposé les bagages dans un motel (Duhok est friqué et touristique, il y a plus de motel que d’hotel et nous voilà à camper dans un grand macin avec salon, cuisine et deux chambre, le tout aux ¾ inutiles. On essaie de trouver l’évêché et le lucée international, mais sans grand succès et puis décidément avec les chrétiens les ondes ne passent pas. Par contre avec les Yézidis ça démarre tout de suite. A peine ai-je envoyé un SMS au contact qu’Ozlem m’avait donné que j’ai un coup de fil une heure après. Khadir dit qu’il n’a qu’une heure de libre aujourd’hui mais veut savoir où on est. Devant mes supputations embrouillées (j’avais pas vu qu’on était juste devant l’université) il dit qu’il rappellera une heure plus tard. En fait il rappelle 10 minutes plus tard pour dire qu’il nous attend au motel. Bon on fonce, on se trouve, on fait connaissance et il nous demande si on veut aller à Lalesh aujourd’hui. IL avait une réunion mais l’annule tranquillement devant moi, par plusieurs coups de fil. Bah Lalesh, ça fera bien après toutes ces églises sans âme ni intérêt esthétique. En plus la route est belle, superbe entre les montagnezs bien vertes, pas comme en août. Les coqulicots ici sont d’ailleurs d’un rouge intense comme je n’ai jamais vu en Europe.

Sur la route, comme durant le trajet Hewlêr-Duhok, beaucoup de contrôles, policiers et peshmergas. L’attentat a dû renforcer les consignes. Et puis les attaques contre les Yézidis sont fréquentes en zone non GRK et ils sont la cible des islamistes, surtout depuis les deux récentes affaires de Mossoul. Lalesh n’a pas changé sauf qu’ils sont en pleine rénovation travaux de bâtiments dans la cour. Sinon ce sont toujours les mêmes gens, très gentils, adorables et qui paraissent toujours ravis d’avoir de la visite.


Après un thé pris dans le miwankhané, on repart pour Duhok par on a rendez-vous à 6h30 avec Pir Xidir, du Centre culturel kurde de Lalesh. Khadir, qui entre temps a eu un autre coup de fil pour une interview impérative (il est journaliste) nous laisse au centre et on fait connaissance avec Pir Xidir, dont la vraie passion est la littérature kurde (il me récite de mémoire des passages entiers de Mem et Zîn et de Melayê Cizirî), qu’il a enseignée et l’histoire et la culture des Yézidis, mais qu’il fait de la politique « par obligation ». De fait ça a l’air de le gonfler beaucoup d’être député.

Tombe de Sheikh


On visite le Centre (financé par le Premier ministre), avec sa bibliothèque, sa grande télévision, sa salle de sport qui fait aussi salle de séminaire, son petit musée de la vie traditionnelle de Singar qui est en fait composé d’objets ayant appartenu aux grands parents des Yézidis actifs ici. Le centre oublie aussi un magazine multilingue, anglais, arabe, soranî, kurmancî, un journal. Et comme Pîr Xidir est donc passionné de littérature kurde on bavarde devant un thé, dans le jardin, sur Xanî, Cizirî, les qewls yézidis, etc.

Source sacree zam zam


PHOTOS SANDRINE ALEXIE NON LIBRES DE DROIT

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Manuel de Soureth ou comment apprendre la langue des anges

Le syriaque, langue d'Abraham, des soufis et des Anges

L'alimentation kurde comparée à celles des autres communautés du Kurdistan : Arméniens, Assyro-Chaldéens et Juifs