Printemps, été, automne, hiver... et printemps





Il y a un décalage très drôle entre les deux fins de ce film, la fin destinée aux Occidentaux (et donc aux judéo-chrétiens) et celle destinée à la Corée (et donc aux Boudhistes). Dans la première, l'enfant revenu apporte tout le message optimiste qu'une naissance est censée symboliser : la vie toujours renouvelée, l'espoir, le printemps éternel... Dans la seconde, la vision boudhiste, plus drôle et plus cruelle, rappelle que la vie qui recommence c'est la souffrance qui triomphe, et aussi la cruauté, et la mort subie et donnée. Dans la fin occidentale, les yeux d'un enfant sont porteurs d'innocence et de purification. Dans la "vraie fin" coréenne, les yeux d'un enfant sont la promesse d'un assassinat toujours renouvelé.

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