La folle sagesse

Hier, écoute For intérieur. Un inconnu (de moi, je ne connais jamais les invités de cette émission, pas plus que ceux des Vivants et des dieux. Bizarrement, mon panthéon se trouve plus dans les émissions d'Enthoven. Bref, un juif d'origine parlait de sa foi bouddhique, et son choix d'un maître déjà mort pourtant, Chogyam Trungpa. Des propos sur la chevalerie, les guerriers d'un Royaume, qui m'ont intéressée. Et aussi le fait que ce maître suive la Voie du blâme, la seule que j'aime vraiment, au fond. Celle du rieur à qui toute règle en vue de se faire bien voir de Dieu fait hausser les épaules, ils nous fatiguent ces bons croyants, ces bons élèves, qui font tout comme il faut et se satisfont si bien de leur méritante vertu, tout en conmtant bien au fond d'eux, que Dieu leur rende justement leur dû. Le fol en Dieu, ce serait plutôt : "Je T'aime mais je ne me ferai pas aimer par Toi en raison de mon obéissance." Et aussi : "Mon amour pour Toi ne sera jamais obéissance." Ce qui me fait penser à la phrase de Sollers, citée par Dominique Rolin : "Je danse sur ma vie qui t'appartient".

Déjà, en écoutant des chants soufis, hier, je pensais à cette tentation de l'âme, de me baigner dans la quête spirituelle, et le soufisme, cette échelle de lumière, ce ressort parfois qui vous fait sauter vers Dieu comme un bouchon de champagne est bien rafraîchissant... Mais ce n'est pas ma route, voilà, chez moi la quête spirituelle serait une facilité, une défaite, un renoncmeent déguisé.

Sinon le fait que Frabrice Midal n'ait pas eu d'autre choix que ce maître déjà mort me fait penser à mon coup de foudre pour Jankélévitch, là encore, mauvaise synchronisation des générations. Tant pis.

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