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Articles

Affichage des articles du mars, 2005

Conférence-signature

Le samedi 2 avril, à 16 h, à l'Institut Kurde de Paris, 106 rue Lafayette, Métro Poissonnière, je présenterai et signerai Kawa le kurde. Entrée libre et cocktail à 18h (ça c'est pour les soiffards). Pour ceux qui ont souhaité un livre dédicacé et n'ont pas pu venir à la signature, commandez-le ici en spécifiant que vous souhaitez une dédicace et à quel nom elle doit être adressée

Pas glop d'être musicologue à Hakkari

Communiqué d'AIRCRIGE

Au moment où le débat sur l’intégration de la Turquie dans l’Europe bat son plein, nous apprenons que deux jeunes chercheurs de l’Université française y sont actuellement inquiétés par la police turque et empêchés de séjourner en Turquie pour mener à bien leur recherches sur les traditions et la communauté kurdes, au prétexte qu'ils seraient en réalité des "missionnaires" ou des "Arméniens".

Cet empêchement contredit les discours officiels du gouvernement turc et les garanties de démocratisation fournies à la communauté européenne.

Nous vous invitons à protester en joignant votre signature à la Lettre aux autorités turques ci-dessous. Vous trouverez plus bas des indications sur l’encadrement scientifique de ces chercheurs et, en document joint, un rappel plus précis des faits rédigés par eux à
l’adresse de l’Ambassade de France en Turquie. (Nous demandons à chacun d'indiquer leur profession et aux chercheurs, dont les signatures seront…

"Tirk ji me hesûdiyan dikin "

Pour fêter l'arrivée de No Qoment, un nouveau site (humoristique et caustique et sarcastique) kurde sur la toile, je ne résiste pas à reproduire ma photo préférée qui en dit plus long que n'importe quelle étude sur l'indépendance politique du DEHAP par rapport au PKK....



"Tirk ji me hesûdiyan dikin "

Et puis on manque de photo de midinette kurde, c'est le début d'une belle collection...

TV : migrations

Mardi 29 mars, sur ARTE, THEMA :L'Europe ferme ses portes.

22h30 : Quel avenir sans papiers ? d'Alexia Späth, Allemagne, 2003. 15 mn.
Mère de huit enfants, tous réfugiés en Allemagne, tous en règle, une vieille femme kurde de 76 ans vit dans la terreur d'être expulsée.

Démocratie

On était en mars et c'était pourtant l'hiver encore, un des plus froids que j'ai connu. Dans ce trou du cul du monde à la frontière iranienne. Dans la ville, des congères d'un mètre de neige, et l'hôtel sans chauffage, avec un lavabo minuscule dans la chambre, et son filet d'eau glacé, qui allait nous dissuader de nous laver. Ce qui fait qu'entre garde à vue à l'hôtel, arrestation, expulsion, pendant 4 jours, on promènerait nos cheveux gras et nos fringues froissées et sales, de vrais clodos.
Dans leur bureau, aussi glacé qu'à l'extérieur, plus encore, un seul poêle avec une chaleur quasi-inexistante. Je garde mon anorak et fourre mes mains dans mes poches en frissonnant. Autour, les militants, pas mal d'anciens combattants, ça se voit tout de suite, en blouson et chaussures de montagne, décontractés. On boit du thé bouillant, morceau de sucre dur entre les dents (bonjour les carries dentaires, ai-je pensé).
C'est alors qu'il est entré…

Le rite du merle

Le merle le matin. Lisse ses plumes, frotte son bec contre le tronc de l'arbre, comme nous nous lavons les dents. Il fait ça chaque matin, bien sûr. Ce qui apaise et combre l'inquiétude humaine dans le spectacle de la nature, c'est sa plénitude, la densité de la vie animale, ou végétale, où rien n'est vide, inoccupé. Les animaux ont toujours quelque chose à faire pour leur survie. L'instinct ne laisse pas de place au farniente. Dans une vie d'oiseau, d'écureuil, il n'y a rien d'inutile, d'improductif, de gratuit. L'instinct les enchaîne d'une certaine façon et les délivre de la pensée. Nous connaissons, nous, l'angoisse du vide, de l'inutile, car nous avons ce choix. Faire ou ne pas faire. Nous pouvons rester assis à méditer dans une forêt toute la journée ou courir au bureau : cela n'a au fond aucune importance dans la marche de l'univers. C'est ça le libre arbitre, l'angoissante pensée de : Quoi que tu fasses, c…

TV : Le vent nous emportera

Vendredi 18 mars à 21h sur Cinéma auteurs :

Le vent les emportera d'Abbas Kiarostami




Avec Behzad Dourani et les habitants du village de Siah Dareh Kurdistan d'Iran - Durée : 1h58 - 1999.


Film pas si "mystérieux" qu'on le dit. Disons qu'on élude toutes les explications, circonstances, détails pour garder l'essentiel : une équipe de journalistes ? chercheurs ? se rend dans un village du Kurdistan iranien et attend. Une vieille femme est à l'agonie. On ne la voit jamais mais les hommes s'enquièrent chaque jour auprès des villageois et des enfants de sa santé. Elle semble avoir des pouvoirs visionnaires, portant essentiellement sur la mort, la vie, la guérison ou non de qui vient lui offrir une assiette de soupe et de son acceptation ou non dépend un verdict qui rappelle un peu Cronopes et fameux de Cortazar.

(Détail : le vieux médecin à la motocyclette toujours sur les routes semble se balader entre les films de Kiarostami et de Ghobadi)

Confucius

"Lorsqu'il franchissait le portail ducal, il se tenait comme incliné, comme si l'espace manquait. Il ne se tenait pas, debout au milieu de l'entrée et marchait sans fouler le seuil. Il prenait une mine grave et pressait le pas, en passant devant le trône. La parole semblait lui manquer. Il montait à la salle d'audience en retenant le bas de sa robe, comme incliné, retenant son souffle, comme s'il craignait de respirer. A la sortie, dès le premier degré, descendu, son visage se détendait, comme rempli d'aise. Arrivé au bas des marches, il se précipitait comme s'il étendait les ailes, et reprenait sa place comme saisi d'une crainte respectueuse."

Comme toutes ces simagrées de carpette donnent le fou-rire d'autant plus qu'elles se répètent indéfiniment de siècle en siècle... et que cela sonne de façon déplaisante : Comment peut-on être confucianiste ? Je me demande.

Tout de même, d'accord avec ce passage qui se met en porte-à-faux avec …

Parution : Kawa le Kurde

« 21 mars, Norouz, premier jour de l’année et premier jour du printemps. Zohak l'Arabe, seigneur du désert, roi de Jérusalem et cinquième empereur d'Iran, regardait la plaine de Ninive par la fenêtre de son château ».

La légende de Kawa le forgeron et du roi Zohak est celle de la fondation mythique du peuple kurde. Elle se rattache à l'une des fêtes les plus anciennes du monde, celle du Norouz, célébrée par tous les Kurdes et les peuples iraniens.

Djemchid, quatrième roi d’Iran après la création du monde, perdit son pouvoir par orgueil et ses vassaux se révoltèrent. Un prince arabe, Zohak, s’empara du trône et fit scier en deux son rival malheureux. Le nouveau roi, Zohak, avait une particularité : Il était affligé aux épaules de deux serpents qui devaient dévorer chaque jour de la cervelle humaine. Ces serpents lui avaient poussé aux épaules après un pacte qu’il avait conclu avec le démon venu le tenter. Tous les matins, donc, étaient sacrifiés deux jeunes gens pour nourrir…

TV : Scythes, Turquie

Samedi 5 mars sur ARTE, à 20 h 40 et dimanche 6 mars à 14 h00 : La Tombe du prince scythe. Documentaire de Marc Jampolsky, 2000. Les Scythes étant peut-être les lointains aïeux des Kurdes, voici donc l'histoire de la découverte de la tombe d'un proto-Kurde au Kzakhstan, en 294 avant Jésus-Christ.

Mercredi 9 mars sur France 3, à 23h30, Culture et dépendances : l'Europe, la Turquie, la Constitution. Magazine animé par Franz-Olivier Giesbert. Avec Valéry Giscard d'Estaing, Hubert Védrine, Joachim Bitterlich, Pervenche Berès (jignore absolument qui sont les deux derniers, alors inutile de me le demander. De toute façon, sachez une fois pour toutes que je n'ai pas la télévision, alors je regarde rarement ce que j'annonce...)